Ce n’est pas dans la tradition politique de l’UCL de pratiquer de l’anti-électoralisme doctrinaire, mais il convient quand même de s’interroger sur l’engagement électoral et les espoirs que certaines personnes y ont vu. Au-delà du fait d’empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir, que retiendra-t-on de la séquence qui vient de terminer par l’annonce d’un gouvernement, sans doute le plus à droite que l’on ait connu depuis des décennies ?
Il y a quelques semaines a commencé le « procès des viols de Mazan » : très médiatisée, cette affaire qui fait froid dans le dos est présentée comme extraordinaire, hors-norme. Pourtant, le grand nombre d’agresseurs et leur apparente banalité interpellent en venant à l’encontre de notre représentation du violeur comme un monstre isolé et facilement identifiable.
Depuis le 1er septembre, un mouvement social contre la vie chère et les injustices prend de l’importance en Martinique mais aussi en Guadeloupe et à la Réunion. Cette colère populaire est réprimée sévèrement par l’État français qui cherche à la faire taire et ainsi garder le contrôle de son empire colonial.
Après une année intense au vu du contexte politique, quelques 170 camarades de l’Union communiste libertaire, d’abonnées d’Alternative libertaire et de sympathisantes se sont retrouvées du 11 au 18 août au Hameau de Bécours dans l’Aveyron pour cette nouvelle édition de nos journées d’été ! Le cadre magnifique de ce lieu, tenu par les Éclaireuses et Éclaireurs de France, nous a permis de nous former, de nous retrouver mais aussi de vivre la vie en communauté au plus proche de nos valeurs libertaires.
Alors que ce mois d’octobre marque les quarante ans de son incarcération, une nouvelle demande de libération de George Ibrahim Abdallah a été déposée par son avocat et comme tous les ans une manifestation à Lannemezan (65) sera organisée. Retour sur cette affaire et sur ce quelle éclaire de notre époque.
Wikipédia est un pilier incontournable de l’accès au savoir. Sa « neutralité », ses règles, ses rapports de force rejaillissent sur les 30 millions de personnes qui la consultent par mois en France – et bien au-delà dans la francophonie. Alternative libertaire a interrogé des personnes familières de ses coulisses pour parler des oppressions qui s’y jouent.
Les Jeux Paralympiques prenaient fin en septembre. Toujours séparés des Jeux Olympiques selon le souhait du CIO, cette compétition pose de nombreuses questions autour du validisme, et nous rappelle que les promesses de « visibilité » et de « représentation » sont bien souvent destinées à faire oublier l’absence d’avancée sur ce front.
L’entreprise aux emblématiques verres vient de se transformer en coopérative. De la coopérative en système capitaliste à l’autogestion généralisée, il existe un écart important. Mais, comme nous l’invite son édition collector en partenariat avec l’entreprise Le slip français, ne faut-il pas voir le verre à moitié plein ?
Depuis le 7 décembre 2021, devant l’agence Chronopost d’Alfortville dans le Val-de-Marne, près de 200 travailleuses et travailleurs sans-papiers tiennent un piquet de grève et de lutte pour exiger leur régularisation. Ils n’ont désormais que des fins de non-recevoir de la part de la préfecture, qui table désormais sur la répression.
Résultat de plusieurs décennies d’une « guerre culturelle » qu’elle mène sur plusieurs fronts, l’extrême droite, et par extension ses idées, apparaît aujourd’hui de plus en plus banalisée au sein des médias mainstream. Sur internet, elle semble même avoir gagné le « combat culturel ». Des premiers blogs aux influenceurs et influenceuses de la génération Tik-Tok, deux livres récents aident à mieux cerner ce phénomène.
Depuis son congrès de fondation le 31 août 2024, Midada est une nouvelle organisation anarchiste dans la région de Berne, en Suisse. Cette nouvelle organisation sœur rejoint le réseau international de l’UCL en cette rentrée.
Dans un pays où les entités fédérales ne sont pas toujours vues d’un bon œil, plusieurs organisations et groupes spécifistes espagnols se sont réunis cet été pour faire un premier pas vers le renforcement de leur coopération, ce qui pourrait peut-être un jour amener à la création d’une organisation fédérale. L’UCL était présente à ces Rencontres en qualité d’observatrice.
Alors que nous dénonçons ce mois-ci la 40e année d’emprisonnement de Georges Ibrahim Abdallah à Lannemezan en France, il est impossible de ne pas faire le lien avec l’actualité brûlante du colonialisme français en Kanaky.
Un certain nombre de militantes et militants pour la défense des droits humains originaires des pays du Moyen-Orient cherchent asile en Europe. Lorsqu’ils ou elles arrivent à accéder par voie terrestre à une frontière européenne, il s’agit souvent de la Bulgarie. L’un d’eux, Abdulrahman al-Khalidi, y est menacé d’être renvoyé vers son pays d’origine.
La Sécurité Sociale de l’Alimentation (SSA) est un collectif qui porte une vision alternative au modèle agricole que l’on connaît. En s’inspirant de la Sécurité sociale, des propositions émergent pour garantir un droit à l’alimentation fondé sur un anticapitalisme et un souci de démocratie directe inspirants. Mais, l’institutionnalisation du projet est un risque qui pourrait retirer toute la dimension politique de la SSA. Plusieurs initiatives existent qui penchent d’un côté ou de l’autre de la balance.
Le 29 novembre 2023, les Jeux olympiques (JO) d’hiver de 2030 ont été attribués aux Alpes françaises, seule candidature retenue par le Comité International Olympique. En mars 2024 nous abordions le désastre économique, écologique, social et humain de cet événement. A tout cela s’ajoute l’absence de prise en compte de la volonté citoyenne. Alors qu’une majorité de la population française ne souhaite pas ces JO d’hiver et que Michel Barnier s’apprête à fournir les garanties financières pour valider la candidature, le combat des collectifs locaux continue pour ces six prochaines années pour inverser le cours de la procédure.
Remise au goût du jour par des activistes et des chercheuses (et chercheurs), la notion de biens communs, c’est-à-dire des ressources essentielles à l’ensemble de la population, est aujourd’hui mobilisée dans les organisations associatives et politiques de préservation de l’environnement.
Le 17 octobre 1961, la police française, sous les ordre du préfet Maurice Papon, réprime dans le sang une manifestation pacifique organisée à Paris par la fédération de France du FLN . Face à ce massacre, les forces de gauche restent, dans leur grande majorité, silencieuses. Dans la mémoire collective, c’est Charonne, répression contre une manifestation des forces de gauche, qui seule s’imposera. Une exception notable : l’attitude assez exemplaire du PSU qui tentera d’organiser des manifestations et de dénoncer la répression.
Claire Auzias se définissait comme anarchiste individualiste (mais bon nous ne sommes pas sectaires) ; elle était avant tout anarchiste, féministe et historienne.
Deux ouvrages récemment publiés s’essaient à un exercice de transcription des mondes ouvriers au travers de photographies ou de cartes postales. Ces apports, le plus souvent ignorés, s‘avèrent riches d’enseignements.
Pour beaucoup, le nom de Catherine Ribeiro n’évoque absolument rien. Mais pour certaines, c’est le cœur gros que nous avons appris, le 23 août, le décès de celle qui restera une figure majeure de la chanson francophone. Engagée, Catherine Ribeiro l’a toujours été.
Dans le prolongement de ses précédentes œuvres, Le Temps des grâces (2010), La Ligne de partage des eaux (2014), dont il a commencé à filmer les rivières, Nul homme n’est une île (2017), Dominique Marchais nous offre un souffle écologiste nouveau avec La Rivière. Cette œuvre puissante et poétique dépeint à la fois la beauté des gaves du Béarn et la dégradation alarmante de nos écosystèmes.
Leslie Feinberg, communiste qui a révolutionné les luttes transgenres, est une figure du militantisme américain qui gagnerait à être connue en France. On lui doit Stone Butch Blues, roman faisant le pont entre récits de vie queers et littérature prolétarienne.
En 1975, les nettoyeuses de l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve se mettent en grève et licencient leur patron. Avec l’aide de leur syndicat, elles créent la coopérative Le Balai Libéré et deviennent propriétaires de leur entreprise.





























