Face à l’accélération de la montée de l’extrême droite provoquée par les législatives anticipées, une tribune a rassemblé les médias indépendants de toutes les tendances de la gauche, pour affirmer un « front commun » et rappeler que l’extrême droite est aussi l’ennemie de la liberté de la presse et de l’information.
À l’heure d’écrire cet article, les effets des élections européennes sont encore incertains en France, où Macron a décidé de dérouler le tapis au Rassemblement national par la dissolution de l’Assemblée nationale. Mais si dans l’hexagone l’extrême droite a connu un bond électoral spectaculaire, ce scrutin a malheureusement été l’occasion de constater que la progression concerne toute l’Union européenne. Y a-t-il basculement du continent vers le brun ? Quelles conséquences possibles pour les travailleurs et travailleuses européennes ?
Comment faire vivre la mémoire de nos luttes au présent ? La manifestation du 1er juin en l’hommage de Clément, militant antifasciste assassiné en 2013 par des néo-nazis, en a apporté un exemple concret.
Début juin à Strasbourg la communauté kurde a subie plusieurs attaques des Loups gris, un groupuscule d’extrême droite lié au pouvoir turc, qui menace et attaque régulièrement la diaspora kurde mais aussi les militants et militantes de gauche.
Quels que soient les résultats des élections législatives anticipées, sans renier que ces résultats influeront sur la situation politique et sociale immédiate, nous devrons continuer à nous mobiliser pour faire avancer nos revendications. Seules les luttes collectives pourront constituer une alternative au libéralisme et au fascisme. Sur quoi pouvons-nous nous appuyer dans cette période ? Quel est le rôle des révolutionnaires ? Comment faire pour arracher des victoires ?
Le parcours parlementaire de la loi d’orientation agricole (LOA), votée en première lecture au Sénat, a été interrompu du fait de la dissolution de l’Assemblée nationale. Présentée comme permettant de s’adapter au changement climatique elle est en fait le signe de la prégnance et de du poids des lobbys industriels au détriment d’une agriculture paysanne et respectueuse des sols comme des personnes.
Les outils mis à disposition des élèves des lycées pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles sont souvent très faibles, sinon totalement inexistants. Comment organiser la lutte contre ces violences ? Mais aussi, quels sont les outils les plus pertinents pour le mouvement lycéen en général ? C’est ce que nous vous proposons de voir à travers l’exemple du combat mené par des élèves du lycée Bergès à Grenoble.
L’extrême droite prétend, aux portes du pouvoir, avoir rompu avec certaines de ses positions traditionnelles : infériorité des femmes et contrôle de leur corps, division naturelle des tâches, complémentarité des sexes, etc. Les discours pour la présidentielle de 2022 afin de récupérer les suffrages des femmes ont dans une certaine mesure fonctionné mais ils se heurtent pourtant à une réalité toute autre. Droit à l’IVG, PMA, transphobie, famille : le RN s’attaque à nos droits, notre autonomie et notre liberté à disposer de notre corps [1]
Le sport est politique. En disant cela on enfonce évidemment une porte ouverte. Les grands évènements sportifs en sont une parfaite illustration, derrière un apolitisme souvent érigé en étendard qui va jusqu’à sanctionner les sportifs et sportives exprimant leur solidarité envers des causes politiques, et notamment l’antiracisme, ils servent de vitrine politique aux régimes politiques les pires et de vitrine commerciale aux grands groupes capitalistes.
En 2019, en plein mondial de foot féminin, Federica Seneghini, journaliste au Corriere della Serra, se lance sur les traces des premières footballeuses italiennes. Elle rencontre Marco Giani, spécialiste de l’histoire croisée du sport féminin et du fascisme.
Les Olympiades populaires de Barcelone, prévues dix jours avant l’ouverture des Jeux nazis de Berlin, ne pourront se tenir du fait du coup d’état de Franco. Si ces premiers Jeux antifascistes ne purent avoir lieu, ils restent une marque de la résistance en acte de sportives et sportifs attachées à promouvoir par le sport, un modèle de société émancipateur et démocratique.
C’est souvent l’aspect spectaculaire du roller derby que l’on retient. Ça va vite, ça se bouscule, les couleurs sont criardes, difficile de suivre au début. Alors, sport ou spectacle ? Est-ce que ces personnes ne s’élancent sur des patins que par amour des tenues voyantes et des jeux de mots ? Ou est-ce que tout cela n’est qu’un prétexte pour étancher leur soif de compétition et de violence ? D’ailleurs est-ce qu’on pourra retrouver ce sport aux JO ?
Le football est un champ de la résistance autant symbolique que matériel pour le peuple palestinien, ciment de son unité malgré son éclatement. À ce titre il est attaqué régulièrement par l’état sioniste, en Palestine comme à l’international.
Début octobre 2023, après un match de foot de l’équipe féminine du club Chambéry sport 73 durant lequel certaines joueuses portaient le hijab, l’extrême droite s’est déchaînée sur les réseaux sociaux, appelant à la suppression des subventions du club.
La question du sport comme outil d’aliénation ou d’émancipation est entrée dans nombre de foyers lors de la Coupe du monde de football organisée par la FIFA au Qatar fin 2022. Et ce sont plutôt les aspects critiques qui ont prédominé dans les débats, autour de la question du respect des droits humains et des enjeux environnementaux. Un point sur le football pris dans une réflexion plus ample sur ses implications sociales semble donc nécessaire.
« Ganhar ou perder, mas sempre com democracia » (gagner ou perdre mais toujours avec la démocratie), cette devise du club de football du SC Corinthians résume l’esprit de ce qui aura été pendant quelques années une incarnation sportive de la lutte contre la dictature militaire brésilienne.
Un voile pudique a été posé sur le parcours du militant communiste Manouchian et sur l’importance dans la résistance de ces militantes communistes de langue étrangère organisées dans la MOI, la Main-d’œuvre immigrée. C’est cet oubli que vient réparer l’ouvrage dense et richement documenté de Dimitri Manessis et Jean Vigneux, déjà co-auteurs chez Libertalia en 2022 de l’excellent Rino Della Negra, footballeur et partisan.
Le chlordécone est un pesticide qui a été utilisé massivement dans les bananeraies martiniquaises et guadeloupéennes jusqu’en 1993. Son utilisation plus longue dans les Antilles qu’en métropole a eu des conséquences sanitaires et environnementales dramatiques pour les populations des îles. La gestion coloniale de ces territoires par l’État français et le modèle agricole hérité de l’époque esclavagiste puis coloniale illustrent les liens irrémédiables entre luttes écologistes et luttes décoloniales.
Du 24 au 26 mai dernier, les Soulèvements de la Terre (SdT) ont appelé, avec le soutien d’organisations politiques, syndicales et associatives, à se mobiliser contre le projet d’entrepôt Greendock qui porte atteinte à l’environnement local. Trois camarades de l’UCL sur place développent leur analyse de la mobilisation Stop Greendock.
Les images des bombardements, de la famine et des destructions de Gaza montrent le niveau d’horreur atteint par Israël. Mais il est important de ne pas oublier les prisonnières et prisonniers palestiniens, à l’heure où les témoignages de tortures, de viols, de traitements inhumains et dégradants se multiplient, dressant le portrait d’un véritable système concentrationnaire.
En Italie, le 25 avril commémore la « Festa della Liberazione » en mémoire de ce jour de 1945, où Milan, capitale de la Résistance, fut reprise par les partisans et libérée du joug nazi-fasciste. Retour sur le contexte qui a vu naître les groupes résistants qui ont combattu Mussolini.
Pour la deuxième année en Italie, nous avons célébré la Fête de la Libération sous un gouvernement d’extrême droite.
La lutte contre l’extrême droite n’est pas seulement une affaire électorale, elle se joue également au niveau syndical. Les prises de position de plusieurs centrales syndicales contre le Rassemblement national, appelant à faire barrage dans les urnes, nous rappellent qu’historiquement les syndicats se sont toujours opposés à l’extrême droite. Des années 1930 à l’époque de Vichy, des syndicalistes se sont levées pour dire en quoi le projet politique de l’extrême droite s’oppose au syndicalisme.
Solidaires entend bien célébrer ce quart de siècle : pour cela, le syndicat publie son numéro 25 de la revue Les Utopiques.
« Ce qui fut un grand livre d’histoire est aujourd’hui une lecture indispensable hélas éminemment d’actualité. » Le livre de Ilan Pappé constitue une somme indispensable pour approcher le drame palestinien, mais également les sources idéologiques et politiques du sionisme.
Le 21 février dernier, 80 ans jour pour jour après sa exécution, Missak Manouchian entrait au Panthéon accompagné de son épouse Mélinée. De beaux discours furent prononcés pour rendre hommage et saluer le résistant arménien « mort pour la France »… et notamment par ceux-là même qui votaient une énième loi immigration qui fut saluée par les descendantes politiques des assassins des Manouchian et de ses autres camarades de l’Affiche rouge. Un voile pudique a cependant été posé sur le parcours du militant communiste Manouchian et sur l’importance dans la résistance de ces militantes communistes de langue étrangère organisées avant la guerre dans la Main-d’œuvre étrangère, qui devient par la suite MOI, la Main-d’œuvre immigrée au sein de la Confédération générale du travail unitaire (CGTU) et du Parti communiste. C’est cet oubli que vient réparer l’ouvrage dense et richement documenté de Dimitri Manessis et Jean Vigneux, déjà co-auteurs chez Libertalia en 2022 de l’excellent Rino Della Negra, footballeur et partisan.
Félicien Faury propose dans cet ouvrage une lecture très éclairante des ressorts du vote Rassemblement national, notamment dans le sud-est de la France, terrain qu’il a arpenté entre 2016 et 2022. L’auteur se propose d’explorer « les conditions sociales du vote RN » pour comprendre les ressorts sociologiques qui motivent des électeurices à donner leur suffrage à l’extrême droite.
Il est des sujets déjà bien documentés que l’on pourrait penser, à tort visiblement, que l’on en a fait le tour. Cet ouvrage de l’historien Pierre Salmon, tiré de son travail de thèse, est de ceux qui nous surprennent sur un sujet que l’on croyait pourtant abondement documenté : la lutte et la solidarité antifasciste durant la guerre d’Espagne.
Depuis l’annonce faite par Macron de la dissolution de l’Assemblée nationale faisant suite au score historique du Rassemblement national, au risque que celui-ci se retrouve la première force politique représentée à l’hémicycle, la jeunesse, à l’image de l’ensemble des forces de gauches, s’est mobilisée pour affirmer haut et fort son refus du nationalisme, du racisme, du sexisme et de la LGTIphobie qui restent le fond rance du programme politique du RN.
Quel bilan tirer de la séquence qui vient de se terminer avec l’annonce des résultats surprise du second tour des élections législatives anticipées ? Le Rassemblement national bien qu’il n’ait pas réussi son pari est solidement implanté sur une grande partie du territoire. Les partis politique de gauche peuvent finalement s’entendre sur un programme de réformes sociales minimales… et surtout sans l’engagement du mouvement social aujourd’hui c’est l’extrême droite qui serait au pouvoir. Il nous faut maintenant battre le fer tant qu’il est chaud et imposer, par la lutte et par la rue, les réformes sociales indispensables pour nous débarrasser définitivement de l’extrême droite et de ses alliés capitalistes et imposer enfin le socialisme.
La période qui s’ouvre est emplie d’incertitudes. Allons-nous, après la frénésie électorale, bientôt suivie par la frénésie olympique, retomber à la rentrée dans le train-train des manifs-ballons où les militantes se rendent comme à un pèlerinage, parce qu’on fait ça tous les ans ?




























