Édito

Édito : Dépérissement capitaliste de l’État




Le 14 août, on apprenait par un communiqué officiel le piratage de la Direction générale des finances publiques (DGFIP), entraînant le vol des données de 678 000 particuliers, particulières et professionnelles. Quelques jours plus tard, c’est le piratage de deux autres fichiers qui est confirmé : le premier concernant les cadastres, le second concernant les successions. Une cyberattaque désignée comme « la plus grave de l’histoire de notre pays ».

Le 14 août, on apprenait par un communiqué officiel le piratage de la Direction générale des finances publiques (DGFIP), entraînant le vol des données de 678 000 particuliers, particulières et professionnelles. Quelques jours plus tard, c’est le piratage de deux autres fichiers qui est confirmé : le premier concernant les cadastres, le second concernant les successions. Une cyberattaque désignée comme « la plus grave de l’histoire de notre pays ».

Un résultat prévisible de l’affaiblissement continu des services publics. Certes, les projets informatiques s’enchaînent, mais dans le seul but d’augmenter la productivité pour réduire les effectifs. La cybersécurité, elle, ne permet pas de réduire les effectifs, le choix est vite fait.

Les conséquences immédiates vont probablement être un afflux d’arnaques exploitant le contenu des fichiers. Puis le sujet va sans aucun doute venir alimenter les débats de l’élection présidentielle qui approche à grand pas. Pas besoin d’être devin pour prédire que la plupart des candidats et candidates préconiseront le recours au privé, en répliquant la recette bien rodée consistant à démolir un service public pour pouvoir, une fois qu’il dysfonctionne, justifier de confier sa mission aux capitalistes.

Et si en libertaires on pourrait se réjouir d’une telle attaque faite à l’État, il faut se rendre à l’évidence : dans une période où l’extrême droite est en position de force, ce type de déstabilisation d’une structure collective, même étatique, risque surtout de servir les discours individualistes et de fragiliser encore la confiance dans le collectif.

UCL, 24 août 2026

 
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