Comment conjurer la catastrophe ?

Huit ans après le début des premières grèves pour le climat, l’Europe a vécu l’un de ses étés les plus violents du point de vue climatique. Face à la résignation gouvernementale, nous pouvons agir par notre force politique !
Plus que jamais, les effets du boulversement climatiques ont frappé la métropole française de plein fouet. Les conséquences ne sont pas réparties équitablement : bien que tout le monde a été affecté d’une manière ou d’une autre, ce sont encore une fois les moins privilégiées qui trinquent le plus. Tout le monde...? Peut-être pas les membres du gouvernement puisque les reculs sur le plan écologique s’enchainent. Pour ne citer que deux exemples, la loi d’urgence agricole encourage un acaparement de l’eau et un utilisage accru de pesticides, et coté trasport, le gouvernement acte la construction de grands projets routiers inutiles (A69, A412...) tout en divisant le budget du Plan National Vélo par 5.
Lorsque le mouvement écolo défile gentillement, il est inaudible face aux demandes du capital de toujours produire plus. Lorsque le mouvement écolo s’oppose aux accaparements des ressources, comme l’eau à Sainte-Soline, il est cirminalisé. Il est évident que les logiques de profits continuent de primer et aggravent les effets du dérèglement climatique en transformant les espaces naturels.
Urgence climatique : organisation collective !
Face à la catastrophe écologique dans laquelle notre système économique capitaliste nous précipite, nous n’avons pas d’autres choix que de reprendre le pouvoir économique. En effet, même si en 2027 la gauche arrive au gouvernement, il y aura nécessité d’agir car le pouvoir de décider ce qui va être produit et comment il le sera, restera dans les mains du capital. La seule façon de s’opposer à cet énorme pouvoir de décision de la bourgeoisie, c’est de se donner les moyens de reprendre la main sur les choix de production.
Pour ce faire agir en tant que citoyen, c’est bien, mais agir en tant que producteur ou productrice (ou future producteur, productrice) de biens ou de services, c’est mieux. Nous ne sommes pas obligées d’attendre que le gouvernement veuille bien agir. Reprendre en main notre futur, ça commence d’abord par construire notre propre pouvoir directement sur nos lieux de travail ou nos lieux d’études. La plupart d’entre nous sont salariées, il est donc possible de se syndiquer dès aujourd’hui et de mettre les enjeux écologistes à l’agenda de son syndicat. Les luttes écologistes nous ont montré que les luttes les plus efficaces se sont construites par des alliances avec des syndicats prêts à agir depuis les lieux de travail. Cela vaut aussi pour le monde agricole, secteur en première ligne des sécheresses et des incendies, où rejoindre un syndicat est nécessaire, que l’on parle de la Confédération Paysanne mais aussi des organisations de salariées de l’agriculture. Enfin, le capital s’organise à une échelle internationale et les luttes que nous menons localement combattent bien souvent le même ennemi que pour d’autres travailleurs, travailleuses et habitantes ailleurs dans le monde. Nous devons participer à la construction pour s’organiser, créer des liens et des alliances entre nous : certes un travail de long terme qui exige du dialogue et de construire de la confiance, mais c’est qui est vital pour inverser le rapport de force face à ceux qui peuvent voir la planète brûler pour leurs propres profits.
Alors pour conjurer la catastrophe,
UNION ACTION AUTOGESTION !
Union communiste libertaire, le 25 septembre 2026.
Tract à télécharger ci-dessous :





