Pleins feux

Commission jeunesse : Jeunes, déters, communistes libertaires !




Parmi les différents organes de l’UCL, la commission Jeunesse est organisée par et pour les jeunes communistes libertaires afin de se coordonner, se former et se donner des orientations stratégiques. Dans cette optique, elle a organisé le mois dernier un rassemblement fédéral, dont voici le bilan mis en article par l’un de ses membres.

Les 1 et 2 février dernier se tenait le week-end fédéral de la commission Jeunesse. Étaient présentes une quinzaine d’étudiantes et lycéennes communistes libertaires des groupes locaux de Grenoble, Amiens, Lyon et Bruxelles.

Après un retour sur notre bilan syndical et politique, nous avons dans un premier temps cherché à définir ce qu’est pour nous la jeunesse. Voici ce qui résulte de nos échanges  : la jeunesse est une catégorie d’âge allant environ jusqu’à 27 ans. Elle est caractérisée par sa facilité à être plus absolue et combative car ayant vécue moins d’aliénation, de violence et de défaite sociale. Elle a aussi moins de stabilité familiale, économique et sociale. En ce sens elle est plus susceptible d’apporter des critiques et du changement et donc de se voir destinée une adresse plus spécifique, autant qu’elle a besoin d’être formée.

Une intervention spécifique

L’UCL cherche à organiser la jeunesse du prolétariat, dans toute sa diversité. Cette jeunesse est encadrée par des institutions, servant les intérêts de la bourgeoisie impérialiste française : principalement l’école et, dans la période actuelle, l’armée. L’école, dans le rapport de production, formate la jeunesse au travail dans une logique de reproduction sociale pour les maintenir dans la même ­classe que leurs parents. L’armée quant à elle, dont la présence auprès de la jeunesse dans une perspective de militarisation impérialiste, est de plus en plus menaçante.

Nous désinvestissons les syndicats de travailleurs et travailleuses en formation (syndicats lycéens et étudiants). Le modèle de Grenoble a prouvé que l’UCL était le lieu pour organiser les jeunes et les faire militer. En effet, une lutte antipatriarcale comme celle menée contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) dans un lycée grenoblois depuis un an et demi n’aurait pas été possible à mener dans un syndicat lycéen. Nous encourageons donc l’ensemble des groupes locaux à arrêter de pousser les jeunes dans des syndicats où ils et elles sont seules, non accompagnées, laissées le plus souvent sans formation ni objectif.

Partout où c’est possible, le rôle des jeunes communistes libertaires est ainsi de monter des commissions jeunesses sur le modèle de Grenoble. Nous privilégions les lycées généraux, technologiques et professionnels, les CFA et les écoles du travail social comme lieu d’intervention car ces lieux sont beaucoup moins, voire presque pas sollicités par d’autres organisations politiques, contrairement à la fac.

Une commission Jeunesse recrute également des sympathisantes et les incluent dans les tâches militantes. C’est en faisant des actions et en ayant des discussions politiques – par exemple autour d’un café – et en partant d’où est la personne, qu’on arrive à recruter des jeunes.

Il ne faut pas leur imposer de formations tout de suite, au risque de les perdre. De cette façon, nous formons des militants et militantes révolutionnaires qui pourront ensuite, une fois entrées dans le monde du travail, mettre en pratique ce qu’ils et elles ont appris en militant dans les contre-pouvoirs. De cette façon nous sommes plus que jamais, comme le dit notre banderole, ­jeunes, déters et communistes libertaires !

Maxence (Grenoble)

 
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