Élections, piège à con ?

Ce n’est pas dans la tradition politique de l’UCL de pratiquer de l’anti-électoralisme doctrinaire, mais il convient quand même de s’interroger sur l’engagement électoral et les espoirs que certaines personnes y ont vu. Au-delà du fait d’empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir, que retiendra-t-on de la séquence qui vient de terminer par l’annonce d’un gouvernement, sans doute le plus à droite que l’on ait connu depuis des décennies ?
Le « barrage républicain » n’est pas un réflexe acquis dès que l’on s’éloigne de la gauche politique. On le sait les droites n’ont accepté la République qu’à partir du moment où elles ont eu l’assurance que leurs intérêts de classe ne seraient pas fondamentalement remis en cause.
Le « jeu électoral », fait de majorité et d’opposition, d’alternance, ne vaut que dans le cadre du maintien d’une politique qui ne met pas en cause le droit de propriété, la libre-entreprise, etc. Et on a pu constater ces dernières années que la « tolérance » qu’accordaient les capitalistes à des politiques de justice sociale était de plus en plus restreinte.
Le Peuple est souverain… jusqu’au moment où il s’exprime contre des dogmes libéraux qui sont le catéchisme des capitalistes et de leurs valets. Sinon c’est la répression, et celle-ci s’avère de plus en plus violente.
Notre stratégie révolutionnaire, extra-parlementaire, de construction de contre-pouvoirs, n’est pas une coterie, pas plus qu’un désir de radicalité pour la radicalité, c’est la conséquence d’une analyse matérialiste. Sans illusion sur le grand soir qui viendrait d’une poignée de politiciennes, ça a toujours été par un mouvement social fort que nos victoires sont advenues.
UCL, 23 septembre 2024





