Communiqué UCL

Face à l’offensive génocidaire sur Gaza, amplifier la solidarité avec le peuple Palestinien




Officialisé le vendredi 8 août, le plan de prise de contrôle et d’occupation totale de la bande de Gaza par l’armée israélienne est mis en place depuis le 20 août. Cette offensive terrestre est une nouvelle étape dans le processus génocidaire mis en place par Israël. Elle a lieu sur une zone déjà martyrisée par la famine organisée par l’État sioniste, et fait suite à l’assassinat systématique des journalistes susceptibles de documenter l’horreur. Face au carnage et à l’escalade meurtrière annoncée, la solidarité internationale ne doit pas faiblir.

Dès le premier jour du génocide, le gouvernement fasciste israélien avait averti de sa volonté de prendre le contrôle de la bande de Gaza. Aujourd’hui, la population Palestinienne est déjà concentrée sur 12% de la bande de Gaza, dans des conditions de vie inhumaines. L’armée israélienne prépare le nettoyage ethnique et la conquête de cette portion de territoire, et rappelle 60 000 réservistes dans ce but. Chaque jour, des dizaines voire des centaines de personnes sont assassinées sous les bombes et les balles de l’armée israélienne, ou lors de fusillades durant des distributions d’aide alimentaire qui sont en réalité des pièges macabres. Dans le même temps, Israël empêche ou limite toujours tout acheminement de nourriture et d’aide humanitaire à Gaza, provoquant une famine enfin reconnue officiellement par l’IPC le vendredi 22 août.

En Cisjordanie, le ministre des colonies Smotrich a officialisé la mise en place du plan « E1 » de construction de colonies, sur le modèle du plan lancé dès les années 1990 par Yitzhak Rabin. Ce plan de construction de 3 400 logements vise à couper la Cisjordanie en deux, pour rendre impossible l’établissement d’une souveraineté Palestinienne viable sur le territoire : il s’agit, selon les termes de Smotrich, d’ « enterrer l’idée d’un État Palestinien ». Dans les prisons israéliennes, la torture continue à être pratiquée en masse contre les Palestiniens et Palestiniennes, enfermées dans l’arbitraire le plus total.

Les sionistes, en Israël même ou à l’international, se vautrent dans le négationnisme et l’apologie de crimes contre l’humanité. Les figures médiatiques qui font profession de « libéralisme » et d’opposition aux « extrêmes » ont levé leur masque de Tartuffe, de Caroline Fourest qui prétend qu’il n’y a pas de famine à Gaza à Raphaël Enthoven, Géraldine Woessner ou Emile Ackermann qui prétendent que les journalistes gazaouis n’existent pas pour justifier leur assassinat par Israël.

Les États européens, quant à eux, cachent mal leur complicité sous des « condamnations » hypocrites. La France annonce la reconnaissance d’un « État Palestinien démilitarisé » fantoche, mais sans l’assortir de la moindre sanction contre Israël qui rend son établissement impossible. La Grande-Bretagne « menace » de recourir à cette mesure vide et symbolique si Israël ne cesse pas son génocide. L’Allemagne, deuxième fournisseur d’armes à Israël, a annoncé un embargo sur les armes susceptibles d’être utilisées par Israël à Gaza, mais sans suspendre les licences d’exportation actuellement accordées par l’Allemagne à Israël. Ces mêmes États abattent une répression monstrueuse sur les militantes de la solidarité avec la Palestine : la Grande-Bretagne classifie nos camarades de Palestine Action comme « terroristes », tandis qu’en France le ministère de l’intérieur a tenté une minable procédure de dissolution d’Urgence Palestine.

Israël ne s’arrêtera que lorsqu’on l’arrêtera. Et il n’y a rien à attendre des États impérialistes pour cela. La clé réside dans notre solidarité. L’Union communiste libertaire appelle à renforcer les initiatives d’entraide matérielle envers la population de Gaza, notamment « Our food from our hands », ou « Résilience Gaza », pour pallier au mieux aux besoins humanitaires urgents de la population Palestinienne. L’initiative « Waves of Freedom », que nous soutenons également, vise à multiplier les flottilles et les marches pour briser le blocus de Gaza.

Car la question n’est pas d’abord humanitaire : elle est politique. Pour satisfaire aux les besoins élémentaires de la population Palestinienne, il faut retirer à la machine de mort sioniste les moyens de nuire. Il faut qu’Israël n’ait plus les moyens de bombarder et d’assassiner en masse la population Palestinienne, ni d’empêcher l’aide humanitaire d’entrer. Notre rôle, depuis un État complice du génocide en cours, est de lutter contre tous les aspects de cette complicité, et en premier lieu contre l’État français et les entreprises qui participent à rendre le génocide possible. Continuons à renforcer la campagne Stop Arming Israël et la campagne BDS, et à participer à toutes les manifestations et initiatives visant à mettre fin au carnage !

Face aux guerres des impérialistes contre les peuples, l’organisation et la solidarité sont nos seules armes. À bas le sionisme, à bas l’impérialisme français complice du génocide !

Union communiste libertaire, le 29 août 2025.

 
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