Lire The Syrian Revolution, A Reader

À l’occasion des douze ans de la disparition d’Omar Aziz, les libertaires syriennes et internationalistes ont lancé un appel à puiser dans cette figure révolutionnaire des enseignements pour la suite de la révolution syrienne, et à redécouvrir les textes de révolutionnaires syriens [1].
« Un nouveau départ a aussi besoin d’une nouvelle feuille de route, d’une nouvelle direction pour continuer à avancer. Nous voulons avancer ensemble. Pour cela, il faut d’abord se retrouver, se reconnaître, s’orienter dans ces nouvelles coordonnées. »
Omar Aziz, anarchiste syrien né en 1949 et mort en 2013, avait rejoint sa Syrie natale dès le soulèvement de 2011. Il s’était investi dans la création de conseils locaux – dans la banlieue de Damas – supposés devenir l’embryon du nouveau pouvoir populaire contre l’État de Bachar Al Assad. Ces comités populaires des premiers jours de la révolution, qui avaient été le lieu d’une démocratie directe, même si limitée, furent dans les années qui suivirent écrasés par la répression étatique mais aussi phagocytés par des oppositions islamistes. Omar Aziz publia en 2011 Les Comités locaux de coordination en Syrie dans lequel il théorisa les premiers moments de cette expérience. Omar Aziz fut arrêté dans sa maison à Mezzeh en novembre 2012 et mourut l’année suivante à l’âge de 63 ans.
« Omar Aziz a dit à ses amis : “Si la révolution échoue, ma vie et celle de toute ma génération seraient dépourvues de sens... Tout ce dont nous avons rêvé et cru n’aurait été qu’illusion.” Il est décédé avant d’avoir vu le triomphe de la révolution et d’avoir récolté les fruits de son œuvre. Les Syriens qui sont encore en vie doivent une dette énorme à Omar Aziz et aux dizaines de milliers de martyrs syriens. C’est une dette qui ne peut pas être payée avec des larmes et des hommages émouvants. Rien d’autre ne suffirait que de se battre pour une Syrie libre. »
Judi (Relations internationales de l’UCL)
- Collectif, The Syrian Revolution, a Reader, Seditionist Distribution, 2024 (1re éd. 2022), 120 pages, prix libre.






