Communique UCL - Die Platform - Midada

Solidarité avec la résistance kurde : contre la violence, contre le silence, contre l’impunité




Réunies à Paris le 10 janvier pour la marche Justice et Vérité organisée par le mouvement kurde, l’UCL et deux de ses organisation soeurs, Die Platform (Allemagne) et Midada (Suisse) expriment ensemble leur soutien à la résistance kurde.

Treize ans après l’assassinat de Fidan Doğan, Sakîne Cansiz et Leyla Saylemez. 

Quatre ans après l’attentat contre Emine Kara, Mîr Perwer et Abdulrahman Kizil.

En tant qu’organisations anarchistes de Suisse (Midada), d’Allemagne (Die Plattform) et de France (UCL), nous étions aux côtés du mouvement kurde le 10 janvier 2026 à Paris pour la vérité, la justice et la liberté du peuple kurde. 

Le 9 janvier 2013, les militantes kurdes Sakîne Cansiz (Sara), Fidan Doğan (Rojbîn) et Leyla Saylemez (Ronahî) ont été assassinées dans les bureaux parisiens du Centre d’information du Kurdistan. Elles ont été tuées de plusieurs balles dans la tête. L’auteur du crime, Ömer Güney, était lié aux Loups gris fascistes et certains indices laissent penser qu’il agissait pour le compte des services secrets turcs (MIT). À ce jour, la justice française n’a pas encore élucidé complètement cette affaire, tout en refusant de la qualifier d’attentat terroriste.

Le 23 décembre 2022, le centre culturel kurde Ahmet-Kaya, situé dans le 10e arrondissement de Paris, a été attaqué par un homme armé. Trois personnes – Emine Kara, Mîr Perwer et Abdulrahman Kizil – ont été assassinées, trois autres gravement blessées. L’auteur avait auparavant tenu des propos racistes et nationalistes et était classé comme extrémiste de droite. Là encore, la question reste ouverte de savoir s’il a agi seul ou si des commanditaires issus de l’entourage turc étaient impliqués.
Ces deux attentats étaient motivés par des raisons politiques. Tous deux visaient le mouvement de libération kurde, en particulier ses femmes. Aucun des deux n’a été reconnu comme attentat terroriste par le gouvernement français. Tous deux restent impunis.

La violence contre le mouvement de libération kurde à Paris n’est pas une coïncidence. Elle est politique. Elle est terroriste. Elle fait partie d’une stratégie qui émane d’Ankara, est soutenue par les Loups gris et reste souvent couverte par les États européens.

Chaque année, en janvier, le mouvement de libération kurde descend dans les rues de Paris. Non seulement pour commémorer, mais aussi pour exiger :
la vérité. La justice. Et surtout : la divulgation des dossiers des services secrets sur les meurtres, afin que la vérité puisse enfin être révélée et que la justice puisse être rendue. 

Car à ce jour, la justice française n’a toujours pas élucidé qui était derrière les meurtres de 2013. Et elle refuse de qualifier l’attentat de 2022 d’acte terroriste, alors qu’il visait spécifiquement des femmes et des militantes qui luttaient pour la liberté, la démocratie et la libération des femmes.

La révolution kurde est une révolution de femmes. « Jin Jiyan Azadî » – femme, vie, liberté – n’est pas un slogan. C’est un programme. Un programme qui est perçu comme une menace par les assassins de l’État turc et ses alliés fascistes et qui est donc combattu de manière ciblée. Avec des armes. Avec une violence systématique. Avec le silence.

Les Loups gris n’agissent pas seulement en Turquie, ils sont aussi présents à Berlin, Bâle, Strasbourg, Bruxelles et Paris. Ils frappent lorsqu’ils pensent que personne ne les arrêtera.
Nous disons : non.
 
Nous sommes solidaires des communautés kurdes. Des femmes. Des révolutionnaires.
Le 10 janvier 2026 – dans la rue. Pour la vérité. Pour la justice. Pour la liberté du peuple kurde.

 Bijî berxwedana gelê kurd !
 Vive la résistance du peuple kurde !
 Jin Jiyan Azadî !
 
Die Plattform, Midada, et l’Union communiste libertaire, le 10 janvier 2026.


Solidarität mit dem kurdischen Widerstand – gegen Gewalt, gegen Schweigen, gegen Straflosigkeit

 
Dreizehn Jahre nach dem Mord an Fidan Doğan, Sakîne Cansiz und Leyla Saylemez.

Vier Jahre nach dem Anschlag auf Emine Kara, Mîr Perwer und Abdulrahman Kizil.

Als anarchistische Organisationen aus der Schweiz (Midada), Deutschland (Die Plattform) und Frankreich (UCL) stehen wir am 10. Januar 2026 in Paris an der Seite der kurdischen Freiheitsbewegung – für Wahrheit, Gerechtigkeit und Freiheit des kurdischen Volkes. 
 
Am 9. Januar 2013 wurden die kurdischen Aktivistinnen Sakîne Cansiz (Sara), Fidan Doğan (Rojbîn) und Leyla Saylemez (Ronahî) im Pariser Büro des Kurdistan-Informationszentrums ermordet. Sie wurden mit mehreren Schüssen in den Kopf getötet. Der Täter, Ömer Güney, war mit den faschistischen Grauen Wölfen verbunden und es gibt Hinweise, dass er im Auftrag des türkischen Geheimdienstes MIT handelte. Bis heute ist die französische Justiz nicht zu einer vollständigen Aufklärung gekommen, während sie sich weigert, den Fall als terroristischen Anschlag einzustufen.
 
Am 23. Dezember 2022 wurde das kurdische Kulturzentrum Ahmet-Kaya im Pariser 10. Arrondissement von einem bewaffneten Mann angegriffen. Drei Personen – Emine Kara, Mîr Perwer und Abdulrahman Kizil – wurden ermordet, drei weitere schwer verletzt. Der Täter hatte zuvor rassistische und nationalistische Äusserungen getätigt und wurde als rechtsextrem eingestuft. Auch hier bleibt die Frage offen, ob er allein handelte oder ob Hintermänner aus dem türkischen Umfeld involviert waren.
 
Beide Anschläge waren politisch motiviert. Beide zielten auf die kurdische Freiheitsbewegung, insbesonders auf ihre Frauen. Beide wurden von der französischen Regierung nicht als terroristische Anschläge anerkannt. Beide bleiben ungesühnt.
 
Die Gewalt gegen die kurdische Freiheitsbewegung in Paris ist kein Zufall. Sie ist politisch. Sie ist terroristisch. Sie ist Teil einer Strategie, die von Ankara ausgeht, von den Grauen Wölfen getragen wird und von europäischen Staaten oft gedeckt bleibt.
 
Jedes Jahr im Januar geht die kurdische Freiheitsbewegung in Paris auf die Strasse. Nicht nur, um zu gedenken, sondern um zu fordern :
Wahrheit. Gerechtigkeit. Und vor allem : Die Freigabe der Geheimdienstakten zu den Morden, um die Wahrheit überhaupt erst ans Licht zu bringen und Gerechtigkeit möglich zu machen. 
 
Denn die französische Justiz hat bis heute nicht aufgeklärt, wer hinter den Morden von 2013 stand. Und sie weigert sich, den Anschlag von 2022 als terroristischen Akt zu benennen, obwohl er gezielt Frauen und Aktivist*innen traf, die sich für Freiheit, Demokratie und Frauenbefreiung einsetzten.
 
Die kurdische Revolution ist eine Frauenrevolution. „Jin Jiyan Azadî“ – Frau, Leben, Freiheit – ist kein Slogan. Es ist ein Programm. Ein Programm, das von den Mörder*innen des türkischen Staates und seiner faschistischen Verbündeten als Bedrohung wahrgenommen wird und deshalb gezielt bekämpft wird. Mit Waffen. Mit systematischer Gewalt. Mit Schweigen.
 
Die Grauen Wölfe agieren nicht nur in der Türkei, sie sind in Berlin, in Basel, in Strasbourg, in Brüssel, in Paris. Sie schlagen zu, wenn sie glauben, dass niemand sie stoppen wird.
Wir sagen : Nein.
 
Wir stehen mit den kurdischen Gemeinschaften. Mit den Frauen. Mit den Revolutionär*innen.
 
Am 10. Januar 2026 – auf der Strasse. Für Wahrheit. Für Gerechtigkeit. Für die Freiheit des kurdischen Volkes.
Bijî berxwedana gelê kurd !
Vive la résistance du peuple kurde !
Es lebe der Widerstand des kurdischen Volkes !
Jin Jiyan Azadî !
 
Die Plattform, Midada, Union communiste libertaire

 
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