Stoppons la machine répressive, solidarité avec Ritchy Thibault, les inculpées du 8-12, et toustes les militantes incarcérées

Alors que la semaine passée a été marqué par la multiplication d’actions en solidarité avec notre camarade antifasciste Gino, qui risque l’extradition vers la Hongrie, celle qui vient illustre parfaitement la répression toujours plus forte contre les militant-es et l’ensemble du mouvement social.
Deux événements judiciaires s’enchainent en effet cette semaine : Mardi 8 septembre avait lieu, au tribunal judiciaire de Paris, le procès de Ritchy Thibault, militant révolutionnaire, écologiste radical et antiraciste, membre et porte-parole de PEPS (Pour une Ecologie Populaire et Sociale). Il est poursuivi par le procureur de la République pour ses prises de positions publiques contre la violence d’État, la question coloniale et ses convictions révolutionnaires. Une audience qui se sera conclut par l’expulsion de l’ensemble du public ainsi que de la majorité des journalistes présentes.
Deux jours plus tard, le 10 septembre aura lieu à la cour d’Appel de Paris le verdict du procès en appel des inculpées du 8 décembre 2020, poursuivies depuis 6 ans dans une procédure politico-médiatique montée par les services de renseignements que nous avons déjà abordées plusieurs fois dans notre presse. [1]
Bien que les deux contextes ne soient pas identiques, il s’inscrivent dans le même climat de criminalisation des paroles et des actes de résistance, de répression des militantes et par là même, d’intimidation de l’ensemble de celles et ceux qui s’organisent, qui agissent et qui contestent l’ordre capitaliste, patriarcal, raciste et écocidaire de notre société actuelle. On ne compte plus les procès-baillons, les emprisonnements, la surveillance abusive, les entraves et les interdictions, sans même parler de la répression physique des mobilisations, devenue la norme. Devons nous seulement nous étonner qu’on soit poursuivi pour des propos anticoloniaux en soutien à la Palestine dans un pays où la propagande raciste s’étale quotidiennement sur Cnews ?
Les récentes lois votées à l’Assemblée par la droite et l’extrême droite, comme la loi « Permis de tuer » et la loi « RIPOST », accélèrent encore cette criminalisation tout en garantissant toujours plus l’impunité des forces de l’ordre. N’oublions jamais d’ailleurs que si les personnes engagées la subissent, la violence d’État se déploie en priorité et de manière toujours plus forte sur les populations minorisées et stigmatisées. Ces lois répondent à certains des souhaits les plus anciens de l’extrême droite. Si celle-ci arrivait au pouvoir, la pression ne pourrait que s’accroître, d’une part sur les membres les plus exposées de notre classe, et de l’autre sur l’ensemble des militantes, révolutionnaires ou non.
Enfin nous n’oublions toujours pas les camarades antifascistes poursuivis suite au décès de Quentin Deranque. Si l’État et la justice souhaitent faire rimer antifascisme avec crimes, nous savons pour notre part que ce mot n’est que synonyme d’auto-défense.
Soutenir chaque personne incriminée de notre camp, au delà des considérations de divergences stratégiques et tactique est une nécessité. C’est pourquoi, comme à chaque fois que nous le pouvons, nous exprimons notre solidarité et soutien politique à Ritchy Thibaut et aux inculpées du 8/12 dans leur résistance face à l’appareil judiciaire d’État.
L’UCL appelle celles et ceux qui le peuvent à venir soutenir nos camarades, le vendredi 10 septembre prochain, à la Cour d’Appel de Paris, à 13h30, à l’intérieur ou à l’extérieur, pour les inculpées du 8/12 ; et aux multiples procès qui ciblent Ritchy Thibault, notamment le 10 décembre.
Et quand c’est possible, à soutenir financièrement leur lutte :
– pour les inculpées du 8/12 ;
– Pour Ritchy Thibaut.
La solidarité est notre arme !
L’Union communiste libertaire, le 9 septembre 2026.





