Débat

La précarité n’est pas une fatalité, le 7 février à Marseille

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Venez discuter avec le Collectif de résistance aux attaques du Capital (Crac) autour des revendications sur la précarité, les causes de la situation, le système capitaliste et la nécessité de le comprendre pour mieux le combattre.

Depuis quelques années, toutes les mesures prises par les gouvernements de droite comme de gauche imposent plus de flexibilité, de mobilité et de sacrifices de la part des travailleurs et travailleuses. Avec le chantage de la crise et de l’emploi, on généralise la précarité.

CDD, intérim, apprentissage, temps partiel imposé : 20% de la population active est précaire ! (chiffres INSEE). Et cela sans même compter les personnes au chômage !

Mais la précarité s’étend aussi au reste de la population, la vie entière devient précaire ! La moitié des étudiant-e-s se sentent en difficulté financière (enquête de l’Observatoire de la vie étudiante, 2013). Pareil chez les retraité-e-s : la moitié d’entre eux-elles doivent travailler car leur pension ne leur suffit pas pour vivre (chiffre INSEE, 2012).

Et n’oublions pas que les femmes souffrent particulièrement de la précarité. 80 % des emplois à temps partiel et 78 % des emplois non qualifiés sont occupés par des femmes. Leur pension retraite moyenne était de 932€ par mois en 2011, contre 1603€ pour les hommes ! Et elles gagnent en moyenne 28 % de moins que les hommes dans le secteur privé (chiffres INSEE).

Ras le bol de cette galère !

La précarité c’est l’incertitude permanente, la peur du lendemain, des salaires faibles et même pas assurés, aucune perspective de carrière et d’évolution professionnelle. On ne peut pas emprunter pour acheter ou louer un appartement, on peut difficilement partir en vacances. Les loisirs, l’éducation des enfants, se soigner... tout devient difficile. La précarité est une spirale infernale, c’est pas une vie !!

La précarité entraîne aussi un repli sur soi et une baisse de la combativité. C’est dur de tisser des liens forts avec les collègues quand on est ballotté d’un job à l’autre, et on a peur d’ouvrir sa gueule face au patron quand on risque le non renouvellement du CDD ! Et plus globalement, ça devient tellement difficile de trouver un boulot et de le garder, qu’on est prêt-e à accepter n’importe quoi et dans n’importe quelles conditions... le paradis pour les patrons !

Pourquoi subir tous ces mauvais coups ?

La précarité fait partie du capitalisme. Le but étant de maximiser les profits à court terme, on met tout le monde en concurrence : les pays, les peuples, les régions, les travailleur-se-s. Le chômage et la précarité font partie de cette stratégie, car ça permet d’avoir une réserve de main d’œuvre prête à accepter n’importe quoi.

Mais pendant qu’on galère, les capitalistes et leurs ami-e-s politicien-ne-s vivent tranquillement. Il n’y a jamais eu autant de millionnaires dans le monde ! Les riches s’enrichissent de plus en plus, profitant de notre misère ! Pour sortir une fois pour toute de cette situation, il faut lutter et s’organiser pour sortir du capitalisme.

La limite à leur pouvoir, c’est la résistance des travailleurs et travailleuses Cette résistance se présente de plusieurs façons. Sur les lieux de travail, il faut s’opposer aux licenciements et aux manipulations des patrons qui veulent imposer la précarité. Suivons l’exemple des salarié-e-s de Fralib, des Moulins Maurel, de Goodyear, etc. Et à côté, multiplions les initiatives solidaires dans nos quartiers pour soulager les plus précaires : jardins collectifs ou opérations caisses ouvertes dans les supermarchés pour se nourrir, collectifs contre les expulsions et pour la réquisition des logements vides, résistance aux coupures d’électricité, etc.

Notre collectif CRAC soutient et fait connaître toutes ces résistances. Il lutte :
- pour la transformation des CDD en CDI ;
- contre la dégradation des conditions de travail et la baisse de salaire liées à la sous traitance ;
- contre les licenciements et le temps partiel imposé ;
- pour la création de collectifs de travailleur-se-s pour s’y opposer par tous les moyens ;
- contre toutes les divisions qui nous affaiblissent ;
- pour la régularisation des sans-papiers ;
- pour le renforcement des solidarités, la création de collectifs de quartier pour résister à la précarité et le développement des alternatives au salariat (banques de temps, coopératives...).

Vendredi 7 février 2014, à 19 heures, à Mille Babords, 61, rue Consolat, Marseille

Le Collectif de résistance aux attaques du capital (CRAC) est ouvert à toutes et tous. Il lutte contre la dégradation des conditions de vie imposée par le capitalisme, et réfléchit aux stratégie pour sortir de ce système. Il est soutenu par Alternative Libertaire, le NPA et Voie Prolétarienne-Partisan.

(c) Mike Flugennock/Sinkers.org
 
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