Sarkozy candidat de l’UMP : Le sacre

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Il est descendu de la montagne tel Moïse avec dans ses mains le message du Dieu argent, la barbe en moins car il ne s’agirait pas de ressembler de trop près à certains barbus que Nicolas-le-cul-bénit laisse se développer dans les banlieues dites « chaudes » [1]. Grand rassembleur du capitalisme, naviguant sur la peur et le mensonge, l’Empereur Sarko vient d’être intronisé. Après plusieurs mois d’un mauvais feuilleton où la droite française nous a joué toutes les grandes figures du répertoire classique, le drame d’amour, la rupture, le déchirement et pour finir la grande réconciliation, l’empereur en toc vient d’être élu par les amateurs de paillettes. Parce que regarder les réalisations concrètes de ce nouveau candidat, c’est se pencher sur le vide absolu en terme pratique. Devenu un spécialiste du trucage de chiffres, de l’esbrouffe et de la gesticulation le bilan positif de Sarkozy est nul. En revanche dans sa chasse enragée aux sans-papiers, voire à ceux en ayant, dans le soutien à la violence d’état, dans l’allumage de foyers de haine, dans l’injustice et le mensonge, il est le grand champion.

Elu avec un score dont Staline aurait rêvé (98,1%) par des militant-e-s persuadé-e-s que la France (5e puissance mondiale, 4e producteur d’armes, membre fondateur de l’UE, membre du G8) est au bord du gouffre, terrorisés à l’idée de perdre leurs privilèges et cherchant un sauveur, un messie l’emmenant hors de cet abime.

Mais pour ceux et celles qui luttent quotidiennement dans les syndicats, dans les associations, ceux et celles qui ont les mains dans le cambouis, ceux et celles qui boivent le café avec les sans-papiers, qui sont debout à 4h du matin pour que ces messieurs puissent oeuvrer dans le propre, ceux et celles qui ne connaîtront jamais les paillettes et le strass de la télévision, des cocktails mondains, pour ceux là, le sacre des empereurs ou des impératrices n’est jamais un très bonne chose.

[1Voir entre autres Pour Sarkozy, l’Islam a aussi du bon (CQFD, octobre 2003).

 
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