Mars 2005

Pour des lycées libérés des flics et des patrons : grève générale !

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Fillon met en avant dans sa loi d’orientation le désir d’humaniser l’éducation et le parcours de l’élève : il se fout véritablement de nous !

30.000 postes ont été supprimés depuis trois ans et la rentrée prochaine, 7.500 postes d’enseignants vont être supprimés, c’est à dire que nos établissements scolaires sont vidés de nos profs, de nos pions, de nos infirmières, du personnel administratif et technique (dont la récente décentralisation aggrave d’ailleurs le statut déjà précaire)...

Pour une éducation véritablement humaine nous exigeons le retrait immédiat du Plan Fillon et la création d’au moins 40.000 postes dont 20000 d’enseignants.

Nos lycées ne sont ni des casernes ni des prisons !!!

Dans sa loi d’orientation, Fillon veut rétablir l’école de nos grands-parents avec une éducation de nouveau autoritaire (débarrassée de « l’idéologie et du laxisme de Mai 68 », comme Fillon et ses amis réactionnaires aiment l’appeler) renouant avec l’idée de « Patrie » comme référence principale.

Cela se voit déjà par les descentes de flics dans nos bahuts qui ont pour but, non pas de prévenir la délinquance comme Fillon et De Villepin le prétendent, mais plutôt pour intimider et discipliner la jeunesse qui peut être susceptible (et c’est le cas actuellement) de contester plus facilement que d’autres ce gouvernement illégitime. Fillon et le gouvernement sont clairs : il faut que nous soyons toutes et tous surveillés pour être dans le droit chemin du capitalisme.

D’autres mesures sont instaurées comme l’obligation d’apprendre la Marseillaise (un hymne raciste et violent, quelle belle référence !), l’instauration de caméras de surveillances dans nos lycées. Fillon veut discipliner la jeunesse : nous lui répondons que nous resterons insoumis !

Notre arme, c’est la grève générale !

Le compromis semble être la voie privilégiée par certains syndicats (comme la FIDL et l’UNL). Seulement, « négocier » c’est tout sauf le moyen de gagner contre les gouvernements qui obéissent uniquement aux exigences du patronat. Le seul moyen de vaincre c’est par le rapport de force : et le rapport de force nous ne l’aurons que par la grève générale.

Profs, pions sont aussi concernés par la casse du service public d’éducation. C’est tou(te)s ensemble qu’il faut lutter, pour faire entendre notre désir de rupture avec le capitalisme et de construire une autre société.

Une école égalitaire dans une société capitaliste qui repose sur l’inégalité économique et sociale, ça n’existe pas. Pour changer l’école, changeons la société, construisons une alternative anticapitaliste, développons l’autogestion.

Clash n°12 (mars 2005)
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