CLASH mars

Nos lieux d’études et notre avenir précarisés, comment riposter ?

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Les réformes qui accentuent la sélection sociale et la dégradation de nos conditions d’études dans nos lycées et nos universités s’accumulent. La mise en place du bac Blanquer en est un exemple frappant, avec toute l’urgence et le stress qu’il nous inflige, et le tri social qu’il approfondit par un bac local dont la valeur dépendra de la côte de notre lycée. Sans parler de la réforme des retraites qui détruit tout autant notre avenir avec des pensions minables, calculées sur toutes les années de galère qu’on nous destine et plus sur les meilleures années. Tou.te.s ensemble, ripostons !

Poursuivons la contestation dans nos lycées

Le ministre Blanquer et la hiérarchie veulent passer en force, avec une organisation des épreuves scandaleuse méprisant les personnels et les lycéen.nes, tout en réprimant notre contestation légitime : des lycéen.nes enfermé.es dans les salles pour composer par exemple à Marseille, des alarmes incendies coupées, ou encore des lycéen.nes qui n’ont pas été évacué.es alors qu’il y avait un départ de feu, comme à Brétigny. La police a réprimé les blocages et les rassemblements devant les lycées, comme à Nantes, et a patrouillé dans des établissements durant les épreuves ! Au début du mois de février, dans près de la moitié des bahuts les personnels et les lycéen.nes se sont mobilisé.es. Et ce mouvement a permis de reporter les épreuves dans plus de 200 lycées. Demandons l’annulation des épreuves qui se sont tenues dans ces conditions inacceptables, luttons avec les professeur.ses et les personnels grévistes pour faire annuler les épreuves reportées. Dans nos lycées, à nous de nous réunir en amont, en informant le maximum de nos ami.es, connaissances, et l’ensemble de nos promos. Organisons les actions à mener en étant le plus nombreux.ses possible : refus de composer, débrayage, blocage, tant que cela est décidé collectivement et partagé largement.

Dans nos universités amplifions la mobilisation

Dans des universités, comme à Rennes2, des assemblées par département réunissent chacune entre 100 et 200 étudiant.es et personnels. C’est une base que nous devons étendre pour que le mouvement étudiant entre pleinement en jeu. La grève du 5 mars contre la loi de programmation pluriannuelle de la recherche, tout comme la perspective du deuxième round de grève reconductible interprofessionnel à partir du 31 mars sont à saisir et à préparer pour créer un mouvement massif. Pour éviter le piège d’actions minoritaires, partons de là où en sont l’ensemble des étudiant.es, poursuivons le travail de terrain : parler et expliquer les réformes aux autres étudiant.es de nos TD, informer nos promos, afficher des banderoles, distribuer des tracts etc. Ces réformes sont majoritairement impopulaires, amplifions la contestation !

De l’autogestion de nos luttes à l’autogestion de la société

Dans nos lieux d’études, c’est par une mobilisation large que nous pèserons dans le rapport de force. En nous organisant nous-mêmes, avec l’ensemble de nos collègues sur nos lieux d’études et de travail, nous aurons la force collective pour gagner. Et nous poserons aussi le début d’une autre société. Une société clairement opposée à celle que le gouvernement au service des riches veut nous dicter. C’est par les luttes et l’autogestion, que nous créerons une société sans exploitation ni dominations !

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