Communiqué UCL

Répression du mouvement social : police et justice de classe à la manœuvre

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Depuis le gouvernement Hollande la répression du mouvement social a subi une accélération. Alors que nous sommes en plein combat contre le projet du gouvernement Philippe sur les retraites, ces deux dernières semaines ont vu plusieurs faits graves concernant des militants d’organisations syndicales.

La semaine dernière Yann Lemerrer, militant de SUD PTT passait devant le Conseil d’État pour demander l’examen de son recours, le rapporteur public a rendu un avis défavorable. Mercredi Gaël Quirante, autre militant de SUD PTT, était condamné à trois mois de prison avec sursis et 5 ans de mise à l’épreuve pour un soit disant vol de portable, le juge ayant préféré écouter les cadres de la Poste plutôt que les grévistes qui ont mené un grève de plus d’un an. Cette même semaine, Samuel Tillet, le secrétaire général Lille métropole Mines-Energie de la CGT était emmené en garde à vue suite à des actions de coupure EDF, un militant de Solidaires RATP et un enseignant étaient emmenés en garde à vue suite au blocage d’un dépôt de bus.

Ces quelques exemples seulement sur cette semaine ne sont qu’une partie des cas qui sont recensés depuis plusieurs mois. Dans tous les cas il s’agit de faire taire par tous les moyens ceux et celles qui portent un message clair : nous ne voulons pas de cette société.

Pour l’UCL, nous dénonçons et appelons à combattre les répressions politiques contre toutes militant·e·s qui luttent au quotidien contre le capitalisme et ses effets néfastes.

La violence qu’elle soit judiciaire ou policière est l’arme qu’utilise l’état pour nous faire taire et faire taire nos luttes. Face à cela nous devons instaurer le rapport de force nécessaire. Le mouvement actuel contre les retraites doit être ce moment où nous pouvons empêcher cette violence institutionnelle.

Union communiste libertaire, le 21 décembre 2019

 
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