De Saragosse à Bruxelles, une marche pour les droits sociaux

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Ils et elles sont partis de Saragosse mi-août, et marchent pour arriver à Bruxelles à la veille du 29 septembre. À l’origine de cette « marche pour les droits sociaux », des militantes et des militants d’Aragon : syndicalistes de la CGT de l’État espagnol et de la Confederación Intersindical, militants d’organisations politiques (Izquierda unida, Partido anticapitalista), d’associations (réseau de soutien aux Sans-papiers, Ecologistas en acción).

Le texte de l’appel rappelle les attaques du gouvernement socialiste espagnol contre la classe ouvrière : report de l’âge de la retraite à 65 ans, baisse des pensions, baisse des salaires des fonctionnaires, législation du travail encore allégée pour satisfaire les demandes du patronat, destruction des services publics… Mais les camarades situent bien ces attaques dans le contexte international, qui place les mouvements sociaux devant leurs responsabilités : quelle riposte européenne coordonnée ?

En France, un collectif national s’est mis en place pour accueillir la marche, la faire connaître. Solidaires, CNT, Marches européennes, AC !, APEIS, Cedetim, AL, NPA, FASE, Copernic, sont signataires de l’appel « français » (ci-contre) . Confédération paysanne, FSU, Dal, etc., sont impliquées dans certaines villes.

Chaque étape est l’occasion de rencontres, réunions publiques, participations à d’autres initiatives : le 4 septembre, la Marche était à Limoges pour manifester contre la xénophobie d’État, le 7 septembre à Guéret pour la manifestation interprofessionnelle, … et cela continue, alternance entre villages et villes, Orléans le 13, région parisienne (Évry, Ivry, Paris, Saint-Denis) entre le 16 et le 19, Chauny le 21, puis Arras, Lille … Nous serons avec nos camarades !

C. Mouldi (AL Transcom)


<titre|titre=L’appel signé par Alternative libertaire>

Nous marchons contre la dictature des Marchés et des gouvernements à leur service, contre le pessimisme qu’ils nous inculquent, contre la logique du Capital. Une autre économie est possible : basée sur le partage des richesses, du travail, le droit à la santé, à l’éducation et au logement ; sans faire payer la crise aux immigré-e-s.

Les grèves et manifestations du 7 septembre en France, les mobilisations européennes du 29 septembre sont de nouveaux pas après les premières ripostes dans différents, notamment en Grèce. A la crise écologique, économique et financière du système capitaliste, nous voulons imposer une solution populaire et sociale.

Nous marchons contre l’exploitation de la classe ouvrière, contre la destruction et la privatisation de tout ce qui est public en Europe. Nous allons au Parlement Européen, pour porter nos exigences : nous voulons construire l’Europe des travailleurs/ses et des citoyen-ne-s. Nous marchons aussi contre les réformes antisociales du gouvernement français, notamment le projet de loi sur les retraites dont nous exigeons le retrait. Avec d’autres en Europe, il applique une politique de rigueur envers les salarié-e-s, les retraité-e-s, les jeunes, les chômeurs/ses. Sa politique ne favorise que les riches, et malgré ses promesses ne s’attaquent pas aux paradis fiscaux, ni à la fraude fiscale ; il n’inquiète ni les responsables de la crise, ni les banquiers, ni les spéculateurs et les milliardaires qui jouent avec l’argent public. Il préfère s’attaquer aux immigré-e-s, en faisant les premières victimes, les boucs émissaires de la crise.

• Nous ne nous rendrons pas !

• Si nous ne luttons pas, ils vont tout nous voler !

• Tous dans la rue, c’est maintenant ou jamais !

http://marchahaciabruselas.blogia.com

 
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