Il n’y a pas de solution capitaliste à la crise financière

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La crise financière nous montre bien ce qu’est le système capitaliste : construit sur du vent et la recherche de profits. Ces derniers jours, ce sont des centaines de milliards d’euros qui ont disparu. Des milliers de milliards depuis un peu plus d’un an. Pfffuuiiiit, envolés !. Aujourd’hui, ironie du sort, les ultralibéraux d’hier deviennent interventionnistes.

Qui a dit que les capitalistes étaient contre l’intervention de l’État ? Ils sont contre quand il est question de budgets publics et sociaux, mais ils sont pour quand il s’agit que l’État mène des opérations militaires dans leur intérêt, leur verse des subventions dantesques ou vole à leur secours quand ils ont tout perdu dans l’économie-casino !

Les centaines de milliards de dollars injectés ces derniers jours par l’État américain vont permettent à ces joueurs, car il s’agit de joueurs, de continuer leur fuite en avant.

C’est comme leur redonner l’occasion de refaire une partie aux frais de la princesse, c’est comme des joueurs de pokers qui ont une « cave » illimitée. Et pour cause : c’est avec notre notre travail qu’ils jouent, et ils s’en donnent à cœur joie ! Au final, c’est les travailleuses et travailleurs qui vont payer. Et quand la crise sera passée, que les banques recommenceront à dégager du profit, les États en feront cadeau aux capitalistes. C’est cela, la privatisation des profits et la socialisation des pertes.

Dans ce contexte, que penser d’une privatisation de la Poste, avec introduction en bourse ? Que penser de la casse du système des retraites en incitant les gens à capitaliser pour s’assurer une fin de vie correcte lorsqu’on en est à attendre le prochain krach boursier ? Que penser de toutes ces entreprises qui licencient, délocalisent, pour augmenter la marge de leurs actionnaires ? Que penser de la hausse du prix des matières premières, mettant en péril les populations les plus pauvres et les plus exploitées de la planète ? Ces exemples pourraient être multipliés...

Il faut nous préparer : les drogués du profit ne décrocheront pas tout seuls. Il va falloir les aider ! Il n’y a pas de solution dans l’interventionnisme de sauve-qui-peut que mènent les États, qui cherchent juste à sauver l’équilibre capitaliste.

Il faut remettre en cause en profondeur un système qui n’a comme ligne de conduite qu’une fuite en avant centrée sur le profit de quelques uns et l’exploitation du reste de l’humanité.

La seule solution à la crise est anticapitaliste et révolutionnaire.

Le 19 septembre 2008.

 
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