Tract UCL

Toutes et tous dans la rue le 5 pour relancer le combat social

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Aux 100 000 salarié·es menacé·es de licenciement, le gouvernement répond par la réforme de l’assurance-chômage le 1er octobre. Elle va baisser les allocations de plus de 1 million de personnes. Alors qu’il y a déjà plus de 9 millions de personnes sous le seuil de pauvreté.

La peur du chômage reste la principale arme de chantage des patrons contre nos salaires. Ce qui explique que les patrons opposent leurs profits aux augmentations nécessaires des salaires. Ils ne proposent que de travailler plus. Les secteurs essentiels sont assurés à 80 % par les femmes, là où se concentrent les salaires les plus bas. Et dans le privé, les femmes gagnent en moyenne plus de 40 % de moins que les hommes. Face aux prix qui augmentent, le gouvernement répond par une hausse misérable du SMIC et continue de bloquer les salaires des fonctionnaires.

Pour arrêter d’être broyé·es ainsi par cette société capitaliste, il n’y a pas 36 solutions. Salarié·es et privé·es d’emploi, nous devons prendre en main tous les moyens qui font tourner cette société : services publics, usines, commerces, transports, banques, etc. Tout ce que nous avons construit et que nous faisons fonctionner par notre travail. A nous de décider, c’est le seul moyen de s’en sortir. Pour qu’enfin on puisse satisfaire les besoins de toutes et tous, baisser le temps de travail et augmenter les salaires.

L’État ne nous protège pas face au COVID

La mauvaise gestion sanitaire et la mise en place du pass sanitaire ont fait prendre conscience à de nombreux et nombreuses exploité·es de la vraie nature de l’État : dominer, duper, réprimer. Non l’État n’a jamais été neutre. Pendant toute la crise il s’est porté au secours des capitalistes, distribuant par milliards des aides précieuses, accaparées par les grands groupes. Pour l’UCL la vaccination est indispensable et le pass sanitaire une atteinte aux droits des travailleurs et travailleuses en premier lieu. Les milliers de personnes aujourd’hui suspendues faute de pass se retrouvent dans l’œil du cyclone de cette gestion calamiteuse. Une vraie campagne de vaccination, la levée des brevets, le refinancement de l’hôpital et la socialisation du système de santé sous contrôle des usagers et usagères, auraient permis de protéger le plus grand nombre et de sauver des milliers de vies.


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Un impératif : s’unir !

De nombreuses luttes et grèves ont lieu dans des entreprises et services publics, ou dans des secteurs entiers (La Poste, l’aide à domicile, la santé, l’éducation, la métallurgie, etc.). Elles ne s’opposent pas à une journée comme celle du 5 octobre. Agir toutes et tous ensemble, le même jour, ça se construit. Il nous faut alors renforcer nos outils de lutte que sont nos syndicats, et en particulier nos unions locales, proches du terrain. Ce sont elles qui permettent à toutes et tous, de petites comme des grandes entreprises d’agir ensemble.

De plus, les syndicats qui défendent vraiment les intérêts du monde du travail (CGT, Solidaires, FO, FSU, les CNT) ont une responsabilité : leur division nous affaiblit face aux patrons et à l’État. Partir de la base des syndiqué·es pour converger sur des luttes communes et réaliser l’unité syndicale est notre perspective.

La mobilisation du 5 octobre n’est utile que si elle constitue un point d’appui pour un mouvement d’ampleur sur les lieux de travail. C’est cela qu’il faudra discuter en assemblée générale de salarié-es. Ce n’est que dans les luttes unitaires et de masse que nous imposerons nos intérêts de classe face à l’État et au patronat.

 
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