Refusons la guerre contre l’Irak

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L’intervention militaire en Irak a déjà commencé ! Les États-Unis et la Grande-Bretagne bombardent le pays depuis plusieurs mois, ils s’apprêtent maintenant à l’envahir. Le peuple irakien, déjà écrasé par la dictature de Saddam Hussein et par l’embargo, n’a pas fini de compter ses morts et de souffrir en silence. L’avenir du peuple irakien n’est ni dans Saddam Hussein, ni dans une nouvelle domination occidentale.

Une guerre contre le terrorisme ?

La menace terroriste sert aujourd’hui de prétexte pour attaquer l’Irak, coupable, selon Washington, de fabriquer des armes de destruction massive et d’abriter des complices de Ben Laden. Depuis le 11 septembre, les États-Unis se sont lancés dans une série d’expéditions punitives contre les terroristes qui ont osé les frapper et contre les États qui en seraient complices, qualifiés d’"États voyous ». Si les "États voyous » existent, les USA sont assurément le premier d’entre eux, au regard des crimes qu’ils ont perpétré, du soutien qu’ils ont apporté à des groupes terroristes, et notamment au " réseau Ben Laden" au cours des années 80 et 90, des armes qu’ils fabriquent et vendent dans le monde entier.

L’argument antiterroriste n’est qu’un prétexte au service d’une politique de domination du monde.

Une guerre pour la démocratie ?

Ce ne sont pas les droits politiques et sociaux des Irakiens et des Kurdes qui préoccupent les États et les entreprises multinationales qui veulent cette guerre. Ils ont prouvé à maintes reprises, au Chili, en Arabie Saoudite, en Afrique, que les pires dictatures ne les gênaient pas tant que leurs intérêts stratégiques et commerciaux se trouvaient assurés. La Turquie, membre de l’Otan et alliée privilégiée des Occidentaux, mène dans le même temps une guerre sanglante contre le peuple kurde, tout comme l’État d’Israël qui poursuit l’écrasement de la Palestine avec la bénédiction des USA.

Le seul objectif de cette guerre est d’assurer la mainmise des grandes compagnies pétrolières sur les ressources du pays afin de permettre l’augmentation de l’approvisionnement des États-Unis.

Même si Saddam Hussein tombe à l’issue du conflit, ce qui attend le peuple irakien ce n’est pas la libération de la dictature, mais l’occupation et la domination occidentale, le pillage des richesses du pays au profit de quelques puissants.

L’affrontement diplomatique entre le gouvernement français et la coalition USA/Grande-Bretagne sur l’opportunité d’une intervention militaire ne doit pas faire illusion, la France n’est pas en reste dans ce processus de recolonisation et de remilitarisation du monde.

Ni Hussein, ni U.S.

Si le principe de guerre préventive de Bush l’emporte, il sera alors facile pour les grandes puissances de soumettre n’importe quel État militairement plus faible, de tuer son peuple, de s’approprier ses richesses.

Mais lutter contre la guerre c’est aussi lutter contre une "paix" capitaliste tout aussi meurtrière : chaque jour dans le monde 35 000 personnes meurent de faim ; depuis 1991 l’embargo sur l’Irak a considérablement creusé les inégalités en Irak, et fait plus d’un million de victimes, principalement des enfants.

 
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