Pour les droits des femmes
battons-nous tous les jours !

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8 mars, Journée internationale des femmes, jour de rappel des luttes passées et des combats en cours. Et comme tous les ans, les médias parleront de « journée de la femme », tentant de la transformer en imitation de la fête des mères, sauf que c’est pas obligé d’être mère pour bénéficier d’un crétin « bonne fête ».

Autour du 8 mars, comme tous les ans, de petites manifestations féministes auront lieu, peu soutenues par les autres associations et mouvements, par les partis et organisations politiques, si ce n’est par une liste impressionnante de signataires de l’appel national. Nous y serons, parce que la lutte féministe nous concerne tous et toutes, parce que tout ce qui dénonce le patriarcat est bon à prendre. Mais c’est très insuffisant.

C’est tous les jours qu’il faut se battre pour les droits des femmes

Parce que les femmes sont victimes de toutes les attaques du gouvernement UMP-Medef plus que les hommes. Plus pauvres qu’eux avant ces mesures, elles voient leur situation se dégrader encore à travers la diminution de l’indemnisation du chômage. Salariées moins payées (+ de 25% de différence avec les hommes), grosse majorité des personnes travaillant à temps partiel (un temps partiel le plus souvent imposé), plus chômeuses que les hommes, récoltant des retraites incomplètes, elles sont doublement victime de la réforme des retraites. Seules victimes des grossesses non désirées, elles doivent faire face au peu de moyens de l’IVG.

Les privatisations en préparation les toucheront en tant que salariées virées, qu’usagères sans service rendu et de remplaçantes des services défaillants (qui va garder les enfants, les personnes âgées et les malades ? qui va se coltiner les trajets à la poste lointaine ? qui va être moins bien soignée ?...).

Et comme si les attaques gouvernementales ne suffisaient pas, les femmes doivent faire face à la montée des intégrismes religieux et à leurs revendications anti-femmes : manifestations et pressions anti-IVG, tentative de voiler petites et grandes. Et à l’oppression commerciale et publicitaire qui tente de limiter leur liberté en les obligeant à penser à chaque instant à brider leur corps pour rester minces et jeunes.

Quant aux violences physiques des hommes contre les femmes, elles ne diminuent pas (une femme sur dix est victime de violences conjugales). Et bénéficient toujours de la même tolérance.

Alors oui, manifestons pour la journée internationale des femmes, mais battons-nous tous les jours pour le respect des droits existants et pour la conquête de nouveaux droits. Battons-nous tous les jours pour une société non patriarcale et égalitaire.

 
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