Constitution Européenne : les trois « contre »

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Du côté des « pour », on trouve l’UDF, l’UMP, la CFDT, l’Unsa, la Confédération européenne des syndicats (CES). Le PS et les Verts, qui penchent fortement pour le oui, doivent au préalable régler leurs dissensions internes.

Du côté des « contre », trois positionnements se dessinent :

- le « contre » nationaliste, avec le FN, le MPF de De Villiers, le RPF de Pasqua, les souverainistes de l’UMP comme Nicolas Dupont-Aignan, le MRC de Chevènement qui donne à son discours anti-Constitution une teinte sociale.
- le « non » libéral et opportuniste, avec Laurent Fabius, la droite du PS qui fait mine de découvrir la nature antisociale de la « construction européenne ».
- le « contre » antilibéral ou anticapitaliste dans lequel se retrouvent, avec des sensibilités diverses Attac, le PCF, la LCR, AL, les Alternatifs. Sa position n’est officiellement pas arrêtée, mais Force ouvrière s’est opposé à ce que la CES appelle à ratifier le projet constitutionnel. L’US-Solidaires (syndicats SUD) prendra position à son congrès de décembre, très vraisemblablement en contre. Alors qu’à son congrès de décembre 2003, Lutte ouvrière avait choisi l’abstention, sa direction a visiblement amorcé un virage vers le « non ». La CNT, sans donner de consigne de vote pour le « non », a décidé de dénoncer la Constitution comme étant une menace pour les travailleur(se)s.
- Positionnement flou : La CGT temporise (voir article ci-contre). Idem pour la CFTC. La FA n’a pas de position collective sur la question.

 
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