Dossier partage des richesses : De Jospin à Raffarin, chronologie d’une politique de classe

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automne 1997 Création des emplois jeunes par le gouvernement Jospin. La création des emplois-jeunes correspond à une extension de la précarité et à une politique de bas salaires.

septembre 1997 Jospin se prononce pour la privatisation de France Télécom et du CIC.

décembre 1997 Mobilisation sans précédent des chômeur(se)s avec occupations de bâtiments publics pour l’augmentation des minimas sociaux. Jospin envoie les CRS pour les déloger et cède une augmentation de 8 % de l’allocation de solidarité spécifique (ASS).

janvier 1998 Première loi Aubry sur les 35 heures, qui organise une augmentation des cadences (10% de baisse du temps de travail contre 6% d’embauche) et un transfert d’argent public au patronat (9 000 francs par an et par salarié embauché, en moyenne).

octobre 1998 Vote de la deuxième loi Aubry : baisse des charges patronales sur les bas et moyens salaires, baisse de la taxation des heures supplémentaires, Smic à plusieurs vitesses.

juillet 1999 Strauss-Kahn baisse le taux du livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux ménages modestes, de 4,75 à 4 %.

août 1999 Incarcération de José Bové après le démontage du MacDo de Millau.

printemps 2000 Vague de répression contre des syndicalistes dans le secteur public (Poste, Santé) et contre les militant(e)s de la Confédération paysanne jugés à Millau le 30 juin pour le démontage d’un MacDo.

décembre 2000 Vote du plan triennal Fabius de réduction des impôts profitant aux plus riches ; Le ministère Guigou valide l’accord Medef-CFDT-CFTC instituant le Plan d’aide retour à l’emploi (Pare), qui diminue les droits des chômeur(se)s à indemnisation.

janvier 2001 Création de la prime pour l’emploi. L’État paye sur les impôts les hausses de salaires que les patrons refusent.

mars 2002 Au Conseil européen de Barcelone, Jospin et Chirac signent un accord pour privatiser l’électricité (le gouvernement Jospin est celui qui a le plus privatisé) et allonger de 5 ans la durée du travail dans tous les pays de l’UE.

juin 2002 Augmentation de 70 % des revenus des ministres du gouvernement Raffarin ; Augmentation de 17,5 % pour les médecins

juillet 2002 Le gouvernement Raffarin refuse d’augmenter le SMIC ; Baisse de 5 % de l’impôt sur le revenu qui bénéficie essentiellement aux hauts revenus ; Incarcération de José Bové

septembre 2002 Décret Fillon libéralisant la loi sur les 35 heures : plus de flexibilité, augmentation du contingent d’heures supplémentaires taxées à 10 % au lieu de 25 %, exonérations de cotisations sociales pour les patrons.

octobre 2002 Budget 2003 : suppression de 5 600 postes de surveillants et licenciement de 20 000 emplois jeunes dans l’Éducation nationale.

décembre 2002 Convention UNEDIC MEDEF-CFDT réduisant les droits des chômeur(se)s (augmentation de la durée de travail pour ouvrir les droits à l’assurance chômage, augmentation de la cotisation retraite à la charge des chômeur(se)s, le déficit de l’assurance chômage est financé à 75 % par les chômeur(se)s et les travailleur(se)s)

mars 2003 Loi de décentralisation votée par le congrès, véritable machine de guerre pour affaiblir et privatiser les services publics.

mai 2003 Décret Mattéi de déremboursement de 380 médicaments.

juin 2003 Vote en faveur de la retraite des eurodéputés à 8 500 euros par mois dès 60 ans ; Accord MEDEF-CFDT cassant le statut des intermittent(e)s du spectacle et réduisant leur droit à indemnisation ; Vague de répression contre les grévistes de mai-juin, troisième incarcération de José Bové.

juillet 2003 Vote de la loi Dutreil abaissant notamment le montant de l’impôt sur la fortune pour les patrons ; Vote de la loi Fillon sur les retraites allongeant la durée de cotisation et abaissant le montant des retraites et pensions des salarié(e)s du public et du privé, ainsi que des agriculteur(trice)s ; baisse du taux du livret A de 3% à 2,25%.

 
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