Occupation de la Sorbonne

Pour la réouverture totale de l’université, retrait de la loi sur l’égalité des chances et du CNE

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Vendredi 10 mars vers 17h30 environ 300 étudiant(e)s sont entrés dans la Sorbonne avec des échelles par les fenêtres, rejoignant ainsi la vingtaine d’étudiants qui y étaient enfermés depuis le matin. A 23h30, 600 personnes (étudiants, enseignants, riverains) étaient massées devant l’entrée pour assurer un soutien aux occupant(e)s et pour réclamer l’ouverture de l’université. Bientôt ils et elles étaient rejoint(e)s par une manifestation d’intermittent(e)s du spectacle toujours en lutte pour la défense de leur statut.

Vers minuit, les gardes mobiles ont, à coups tonfas et de gaz lacrymogènes, évacué la place de la Sorbonne. Plusieurs manifestant(e)s ont été blessé(e)s. À une heure du matin, manifestant(e)s et gardes mobiles se faisaient toujours face sur le boulevard Saint-Michel.

Alternative libertaire, dont les militant(e)s ont participé à l’action à l’intérieur comme à l’extérieur de la Sorbonne, soutient l’action d’occupation.

Rappelons que la veille au soir le recteur avait assuré aux grévistes que l’université rouvrirait ses portes le vendredi matin. Parole non tenue puisque tôt dans la matinée, au bout d’une demi heure d’ouverture, la police bloquait les entrées de la Sorbonne et filtrait les accès autour de l’établissement. Les étudiant(e)s de la Sorbonne ont donc tenu leur AG sur le site du Panthéon dont la plupart des accès étaient condamnés.

Peu avant, une AG d’enseignants et personnels de Paris-I (120 personnes) votait le soutien aux étudiants ainsi que l’appel à la grève pour la journée du 16 mars.

Alternative libertaire dénonce les méthodes du recteur et du gouvernement qui font la sourde oreille depuis près de quatre jours aux revendications étudiantes (ouverture totale des portes, arrêt du contrôle des cartes, accès à tous les amphithéâtres du site). Cette attitude de pourrissement est vouée à l’échec. En s’emparant massivement de la Sorbonne aujourd’hui, les étudiant(e)s ont démontré leur volonté de continuer aussi longtemps qu’il le faudra leur action afin d’obtenir le retrait de la loi sur « l’égalité des chances ».

La répression policière n’intimide pas les étudiant(e)s déterminé(e)s à se réapproprier leur lieu d’étude pour en faire un lieu de débat, de réflexion et de mobilisation ouvert à toutes et tous.

Alternative libertaire, Samedi 11 mars 2006 - 1 heure

 
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