Edito

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Au Chili, face à la révolte populaire, le gouvernement envoie sa police et on compte déjà plusieurs morts et blessé·es graves.

Au Chili, face à la révolte populaire, le gouvernement envoie sa police et on compte déjà plusieurs morts et blessé·es graves. Les femmes sont particulièrement visées, et les violences sexuelles font partie de la panoplie répressive. Trois d’entre elles ont même été assassinées par des « escadrons de la mort » qui rappellent l’époque de Pinochet. Mais cette criminalité policière n’est pas que chilienne, elle est internationale.

C’est la violence de l’État, chien de garde du capitalisme, qui protège ses maîtres. En France, après un an de mobilisation des gilets jaunes, la police se déchaîne publiquement et tout le monde a bien compris qu’il ne s’agit ni de « débordements », ni d’« affrontements » – ou si peu. Il s’agit de l’ordre actuel des choses : pas une oreille ne doit dépasser ! En ce sens, cette violence policière prolonge celle du travail qui, à travers son administration, sa gouvernance, son management, brime, mutile et tue.

Le capitalisme ne tient plus que par la peur qu’il distille. Cette peur, il faut la combattre. Les mobilisations qui s’annoncent inquiètent le pouvoir et il est à parier que celui-ci misera tout sur sa police et sur ses relais médiatiques qui, à coup de discours lénifiants, tenteront de séparer « les casseurs » des « bons manifestants ». Face à cela, et indépendamment des désaccords tactiques qui ne doivent pas être prétexte à la division, il faut faire front et assurer une solidarité de classe sans faille.

UCL, le 26 novembre 2019

 
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