Edito : Arrogance de classe

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Les discours de l’UMP et du PS sur le manque de compétitivité ou les salaires trop élevés en France ne suffisaient plus. Il fallait rajouter un patron américain dans la balance ! Et pas n’importe lequel : Maurice Taylor, néo-conservateur décomplexé, en croisade contre le « socialiste » Obama…

Effet médiatique garanti : malgré les reproches sur le style, une majorité des journalistes, chroniqueurs, et autres « experts » de plateaux télé prétendant rétablir la vérité, finissent par confirmer les délires sur la vie de rêve des prolos français. À force de répéter un mensonge des milliers de fois, on commence presque à le croire !

Que les patrons en veuillent toujours plus pour eux et toujours moins pour leurs salarié-e-s, cela ne nous surprendra pas, c’est la nature même de la lutte des classes. Que leurs rêves les plus fous les ramènent au bon vieux temps des négriers, ce n’est guère étonnant non plus. Par contre, que le gouvernement écolo-socialo s’acharne contre vents et marées à lier le sort des ouvriers et ouvrières de Goodyear, d’Arcelor ou d’ailleurs à ces patrons, comme si leurs intérêts étaient communs, c’est une belle illustration du vide idéologique qui règne à gauche. Imaginer que les prolétaires viré-e-s par des patrons cupides puissent s’en sortir grâce à d’autres patrons, voilà une belle illusion socialiste.

Les patrons sont liés à leurs ouvriers et ouvrières comme le phylloxéra est lié à la vigne. Il faut s’en débarrasser pour espérer prospérer ! C’est bien ce qu’essayent de faire les Fralib à Gémenos, Arféo-Buroform en Mayenne ou Héliocorbeil à Corbeil-Essonnes et c’est ce qu’il faut généraliser !

Alternative libertaire, le 26 février 2013

 
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