Les brèves de septembre 2007

Version imprimable de cet article Version imprimable


UNEF = Medef ?

Le journal Libération du 24 juillet rapporte ces propos de Bruno Julliard, le président de l’UNEF après sa rencontre avec la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse : « La rupture entre la jeunesse et la droite, elle ne s’y résigne pas. » L’intéressé dément les propos – qu’il prétend « déformés » – mais peine à cacher sa fibre social-démocrate derrière le masque médiatique du leader de la lutte anti-CPE/LEC. D’ailleurs, l’UNEF n’est plus opposée à la réforme de l’Université tant voulue par le Medef, depuis que Sarkozy lui a promis de retirer le point litigieux sur la sélection à l’entrée du Master. Il reste désormais à Julliard le jaune un choix de taille : faire carrière au PS ou à l’UMP ?

Ce qui ne tue pas rend plus fort... la police

En septembre prochain, la société Taser France présentera aux forces de l’ordre sa nouvelle trouvaille : la balle non-létale. Cette balle pourra équiper tous les types d’arme utilisés par les policiers et les gendarmes francais. Mais le constructeur nous rassure déjà : ses clients potentiels seraient seulement « le GIGN, le GIPN voire la BAC. » Ouf ! Le principe est le même que pour le déjà soi-disant non-létal Taser : le projectile est propulsé a 100 metres par seconde et transmet une décharge de 50 000 volts qui neutralise pendant vingt secondes tous les muscles de l’individu. Et dire que certains de nos dirigeants menacent de boycotter les JO si la Chine n’abolit pas la torture...

Un licenciement peut en cacher un autre

Alors que les attaques contre les « privilèges » des cheminots (régime de retraire, droit de grève, etc.) se multiplient, ce sont désormais les syndicalistes qui sont sur la sellette dans les sociétés de restauration ferroviaire. Après Christelle Simoneau (CGT) en France, Rachel Tombling (RMT) en Grande-Bretagne, c’est au tour de Gema Martin (CGT) en Espagne de se voir licenciée. Au vu des dossiers justificatifs aussi peu consistants que des sandwichs SNCF, il semble que le seul prétexte à ces licenciements soit l’engagement des intéressées dans la défense du droit des travailleurs et des travailleuses du rail. Des manifestations et des grèves de solidarité sont prévues pour la rentrée si Gema n’est pas réintégrée.

 
☰ Accès rapide
Retour en haut