Le pouvoir d’achat c’est l’augmentation des salaires

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Le pouvoir d’achat c’est l’augmentation des salaires

Les salarié(e)s sont de plus en plus nombreux à s’apercevoir que les promesses de campagne de Sarkozy sur le « pouvoir d’achat » n’étaient que du vent. Leur mécontentement ne s’exprime pas seulement par la chute du président dans les sondages, il se concrétise sur le terrain à travers des conflits qui touchent le privé.

En ce mois de février, les luttes pour l’augmentation du pouvoir d’achat se multiplient dans la région marseillaise. Les salarié(e)s des 17 McDonald’s sous franchise de Francesco Brescia, le plus gros franchisé McDonald’s en France ont déjà fait plusieurs débrayages pour dénoncer la dégradation des salaires et des conditions de travail. La SNEF un groupe de 7000 salarié(e)s présent dans tout le pays et dont le siège est à Marseille a vécu 5 jours de grève pour obliger les patrons à négocier sur un 13e mois, une revalorisation des salaires et une couverture mutuelle pour tous les salarié(e)s.

Mais le conflit le plus significatif est celui que les travailleuses et les travailleurs du Carrefour Grand Littoral dans les quartiers nord de Marseille ont mené pendant 16 jours. Suite au succès de la grève nationale du 1er février dans la grande distribution, ils et elles ont décidé de reconduire la grève. Les grévistes se battaient pour une revalorisation des salaires, une augmentation d’un euro cinquante sur leurs tickets restaurant et la fin des temps partiels. Au quinzième jour de grève, la préfecture a lâché les CRS sur les piquets, envoyant à l’hôpital une caissière enceinte et un élu communiste. Au seizième jour, la CFDT majoritaire dans le magasin a signé un accord avec la direction : 2 à 3 heures supplémentaires par semaine pour les temps partiels, 80 000 euros pour le comité d’entreprise, augmentation du ticket restaurant de 50 centimes et paiement de deux jours de grèves. Pour arracher plus il aurait fallu que les confédérations « représentatives » mettent leur poids dans la balance. Alors qu’il fallait lancer très vite une nouvelle grève dans toute la grande distribution, elles essaient encore de se mettre d’accord pour une « journée nationale d’action » le 24 mars... Elles s’obstinent dans une politique qui a fait beaucoup de dégâts ces dernières années, en particuliers à Marseille lors des conflits à la SNCM et à la RTM. 

Alternative libertaire apporte son soutien aux luttes récentes et à venir des travailleurs et des travailleuses pour l’augmentation des salaires.

Alternative libertaire, le 19 février 2008

 
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