Saint-Denis : Le Front national n’a rien de populaire

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Avec le lancement de la campagne du FN pour les présidentielles, la mobilisation doit s’organiser pour faire barrage aux idées de ce parti.

Le meeting de lancement de la campagne de Marine Le Pen s’est tenu dimanche 8 janvier, à Saint-Denis (93). Le choix de ce lieu n’a rien d’anodin puisque l’organisation d’extrême droite a décidé de se faire passer dans sa campagne pour un parti défendant l’intérêt des classes populaires face à la crise économique et au néolibéralisme.

La mobilisation des habitantes et habitants s’est alors rapidement mise en place dans la ville à l’appel du Collectif dyonisien contre l’extrême droite. La venue du FN a été perçue comme une provocation, Saint-Denis étant une ville cosmopolite et opposée dans ses valeurs aux idées xénophobes et archaïques de l’extrême droite.

Une manifestation contre la tenue du meeting du Front national a donc été organisée, rassemblant un cortège d’environ 400 personnes, composé d’habitantes, habitants et de jeunes de Saint-Denis, de militants associatifs (Mrap), politiques (AL, FA, NPA, EELV) et syndicaux (Solidaires, CNT, CGT), des militants et militantes du collectif Action antifasciste. La manifestation, partie du centre-ville s’est rendue jusqu’au lieu du meeting, au son de slogans tels que « Le Pen milliardaire, à Saint-Denis, t’as rien à faire ! ». A l’arrivée, le meeting du FN était lourdement protégé par un dispositif policier. Les manifestants ont alors déployé une banderole « FN dégage » pendant une heure et ont refoulé les sympathisants frontistes devant l’entrée.

Cette mobilisation a surtout été un exemple pour montrer au FN que le mouvement social sera toujours présent là où il voudra répandre ses idées nationalistes et racistes et pour faire entendre que sous-couvert de démagogie envers les classes populaires, ce parti n’a jamais exercé qu’un reniement de façade de ses idéaux ultra-libéraux, n’attaquant par exemple jamais le patronat dans ses propos.

Le FN est l’ennemi principal de toutes les classes populaires, des travailleurs, des femmes, des migrants et des jeunes.

À Saint-Denis et ailleurs, il n’a sa place nulle part.

Commission antifasciste d’AL

 
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