Les brèves de juin 2009

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La grève, qu’on vous dit !

Le 4 mai, les salariées d’Hôpital Service au Blanc-Mesnil (93) se sont révoltées contre leurs conditions de travail.

Au terme d’une journée de grève, elles ont gagné le 13e mois et la requalification des CDD en CDI. La lutte paie : comment le dire autrement ?

ArcelorMittal inexpugnable

Le 12 mai, 2 000 ouvrières et ouvriers ont assailli le C.A. d’ArcelorMittal, lové dans le paradis fiscal luxembourgeois. La police les a refoulé à coups de matraque, lacrymos et flash-balls. Contre celles et ceux qui brisent quelques vitres, l’État défend ceux qui brisent des milliers de vie.

A l’arme de guerre

Alliot-Marie a fait boucler un quartier entier de la Courneuve, comme si ça allait mettre fin aux violences contre les flics. Pendant ce temps-là, les flash-balls font rage : quatre éborgnés à Nantes, Toulouse et Villiers-le-Bel, et un traumatisé crânien à Neuilly-sur-Marne. Il n’y a objectivement aucune raison pour que s’émousse la rage contre la police.

Interdiction politique

Un professeur de Paris 8, également journaliste pour Politis et engagé dans le mouvement universitaire s’est vu refusé l’entrée du Jardin des Plantes où il voulait tenir un cours à ses étudiants. Les vigiles, qui avaient tous son signalement, lui en ont interdit l’accès sous le prétexte qu’il menaçait l’ordre public. Il a finalement pu rentrer contre la promesse de ne pas parler de politique à ses étudiants. Une interdiction politique qu’il n’avait pas vécu depuis 25 ans, lorsqu’il était journaliste en URSS.

Edith

 
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