Dossier CPE : Panorama des organisations étudiantes

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L’Union nationale des étudiants de France (Unef), dirigée par Bruno Julliard, a été fondée en 1907. Majoritaire aux élections étudiantes, l’Unef fonctionne selon un système de clans reflétant les tendances du Parti socialiste (NPS, Nouveau Monde, fabiusiens, etc.) à l’exception notable de la petite tendance dirigée par les JCR, nommée Tendance Tous ensemble (TTE). L’Unef est dirigée par l’ancienne tendance Nouveau Monde du PS. Syndicat cogestionnaire, l’Unef a participé à la mise en place de la réforme libérale du LMD et fait des élections l’axe central de sa politique. Sa revendication principale est l’allocation d’autonomie pour la jeunesse, individualisée et financée par la fiscalité.

La Confédération Etudiante (Cé), dirigée par Julie Coudry, est issue d’une scission de droite de l’Unef en 2003. Organisation vassale de la CFDT dont elle reçoit ses subsides, l’implantation locale de la Cé est négligeable. Très droitière, elle appelait à voter Oui à la Constitution européenne en 2005, et se prononçait contre les blocages de facs au début du mouvement.

SUD-ÉtudiantEs est un syndicat de lutte créé début 1996 à la suite des grèves de novembre-décembre 95. Constitué en fédération en 1999 et présent sur une trentaine d’université SUD-ÉtudiantEs fait partie de l’union syndicale Solidaires. Anticapitaliste, antiraciste et antisexiste, le projet syndical de SUD promeut l’auto-organisation des luttes et un fonctionnement autogestionnaire en interne. Sa revendication principale est le salaire socialisé pour la jeunesse, financé par la cotisation sociale.

La Fédération syndicale étudiante (FSE) a été fondée en juillet 2003 par des militant-e-s de l’ancienne Unef-SE (pro-PCF) refusant le processus d’absorption par l’Unef-ID (pro-PS), qui devait accoucher de l’actuelle Unef. Présente sur une dizaine d’universités, la FSE combat la réforme LMD et le processus de marchandisation de l’université.

La Formation Action universitaire (FAU) est affiliée à la CNT anarcho-syndicaliste. Après avoir connu une progression après 1995 la FAU semble avoir peu de structuration au niveau national à l’heure actuelle. Elle est néanmoins active sur plusieurs universités et est une des rares organisations étudiantes à intervenir dans le champ de l’antifascisme.

L’Union nationale interuniversitaire (UNI) a été fondée en 1968 par les gaullistes pour s’opposer aux “ gauchistes ” sur les campus. Elle prône le rapprochement des entreprises avec l’université qu’elle veut “ démarxiser ”. Porte-voix de l’UMP sur les campus, c’est également elle qui se cache derrière le collectif " Stop la grève " qui a fait son apparition lors du mouvement sur les retraites en 2003. Le Rassemblement des étudiants de droite (RED), apparu vers 2003 sur Paris essentiellement, regroupe des déçus de l’UNI, des jeunes du FN, des royalistes etc. Clairement fasciste, cette organisation a plusieurs fois joué des poings contre des grévistes.

La Fédération des associations générales étudiantes (Fage), crée en 1989, regroupe diverses associations monodisciplinaires d’élèves ingénieurs et d’étudiant(e)s en droit et gestion : ce qu’on appelle des “ corpos ”. Sous couvert d’apolitisme la Fage est en réalité un des interlocuteurs privilégié du gouvernement. Sa principale activité est l’organisation de soirées festives.

Promotion et Défense des étudiants (PDE), créée en 1994, est l’équivalent de la Fage mais en plus droitier. Organise également des soirées festives mais fait des liens université/entreprise un de ses chevaux de bataille.

 
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