Amplifions la mobilisation universitaire dans l’unité contre la LRU !

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Ce jeudi 26 février, nouvelle journée nationale de manifestation, a largement rassemblé dans la rue, avec 2/3 environ des facs actuellement en grève.

Depuis début février, les enseignants-chercheurs et enseignantes-chercheuses se mobilisent contre les réformes du gouvernement concernant les universités, notamment contre le décret modifiant leur statut et leurs conditions de travail (plus d’heures de cours, contrôle managérial des travaux de recherche, précarisation du statut…) , mais aussi contre la mastérisation des concours de recrutement de l’enseignement primaire et secondaire et la baisse drastique du nombre des postes. La mobilisation s’organise en AG et est portée par la coordination nationale des universités (composée majoritairement de mandaté-e-s enseignants) autour d’un mot d’ordre de grève illimitée. Dans de nombreuses universités, les étudiantes et étudiants ont rejoint le mouvement, et sont entré-e-s en lutte pour obtenir le retrait de la loi d’autonomie des universités (LRU) , à l’issue de la première coordination étudiante des 14 et 15 février à Rennes. Ce mois de mobilisation a permis de rendre visible la lutte et d’élargir les revendications, puisque la coordination nationale des universités du 20 février appelle également au retrait de la LRU.

En ce début du mois de mars, la lutte est à un tournant. Elle rassemble aujourd’hui les personnels, enseignantes et enseignants, étudiantes et étudiants, dans de nombreuses facs où des actions en commun sont menées, comme à Rennes ou à Toulouse. Mais l’unité doit aussi être assise sur des revendications sociales plus offensives, contre la casse de l’éducation et la précarité (hausse des salaires, titularisation de toutes et tous les précaires, salaire social pour la jeunesse)

Les revirements du gouvernement, qui promet une réécriture du décret sur le statut des enseignants-chercheurs et les déclarations de Fillon, qui tente de faire diversion tout en maintenant les suppressions de postes prévues en 2009, ne doivent pas nous leurrer : car le retrait du décret sur le statut des profs ne changera rien si la LRU qui en est à l’origine n’est pas abrogée, car la non suppression des emplois pour 2010 et 2011 n’est qu’une simple annonce, et qu’il faut commencer par rétablir les emplois supprimés en 2009 et titulariser de nombreuses et nombreux précaires. L’enjeu actuel est bien de combattre la LRU et sa logique de mise en concurrence des facs, de casse des diplômes nationaux, de dépendance organisée aux financements privés, ainsi que de précarisation généralisée des personnels des universités.

La lutte unitaire et auto organisée des universités doit se poursuivre jusqu’au retrait de la LRU ! Les organisations syndicales dites représentatives doivent faire siennes les revendications et perspectives des coordinations nationales étudiante et universitaire, et donc refuser toute négociation tant que la revendication d’abrogation de la LRU n’est pas satisfaite.

Les deux prochaines journées de mobilisation du 5 mars puis du 11 mars avec appel à l’unité dans la rue avec le primaire et secondaire, doivent permettre de construire un mouvement social d’ensemble, une grève générale reconductible à l’image de la grève exemplaire des étudiantes et étudiants, salarié-e-s et précaires de Guadeloupe !

Alternative libertaire, le 28 février 2009

 
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