Antilles, Réunion, la lutte continue

Il faut renforcer la solidarité

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Antilles, Réunion, la lutte continue
Il faut renforcer la solidarité

Le LKP et les travailleuses et travailleurs de Guadeloupe ont réussi à imposer par la grève générale à l’Etat français et au patronat leur plate-forme qui vise à améliorer leurs conditions de vie et de travail.

En Martinique, les travailleurs et travailleuses et le collectif du 5 février sont tout proches d’une victoire. La population réunionnaise victime d’une exploitation et d’une discrimination tout aussi outrancières a compris qu’il n’y a pas d’autre voie qu’une grève générale illimitée pour gagner. Mais ces grèves générales et la victoire du peuple guadeloupéen ne sont pas du goût de tous. Elles sont même insupportables pour l’Etat français et les grands patrons qui contrôlent l’économie de ces colonies françaises. Pour l’Etat français, il s’agit d’une claque monumentale.

Pour la première fois depuis le début du règne de Sarkozy, il a dû reculer de façon significative, mais surtout il a dû négocier sur la base des seules revendications du LKP.

Le Medef est mortifié. Son refus d’appliquer l’accord « Jacques Bino » s’apparente à du mépris et à la volonté de ces exploiteurs de préserver leurs profits. Il a parfaitement les moyens d’accepter l’extension de l’accord à toutes les entreprises puisque les syndicats patronaux représentant les petits patrons l’ont eux-mêmes paraphé. Mais il refuse de reconnaître sa défaite et d’admettre que les enfants des esclaves d’hier imposent la volonté du plus grand nombre aux maîtres de la Guadeloupe. C’est pourquoi l’Etat français et le patronat ont choisi de déplacer le débat politique sur le terrain racial pour essayer de salir les représentants du LKP et plus spécialement Elie Domota en le traitant calomnieusement de raciste.

Les racistes, ce sont ceux qui, comme Sarkozy, disent que les Africains ne sont pas assez entrés dans l’histoire, ce sont ceux qui parlent de bruit et d’odeur, ce sont ceux qui gouvernent en reprenant une partie du programme du Front national, enferment et expulsent les sans-papiers, ce sont ceux qui acceptent dans les faits des discriminations pourtant proscrites en droit et laissent leurs auteurs bénéficier de l’impunité, ce sont enfin ceux qui pensent que la colonisation a eu et a même toujours des aspects positifs. Alternative libertaire réaffirme avec force son soutien aux peuples colonisés. Nous n’accepterons pas que l’Etat français et les exploiteurs avec qui il fait bloc volent sa victoire au peuple guadeloupéen.

En France comme aux Antilles, il faut en finir avec cette arrogance des puissants et construire une grève générale de masse pour rompre avec le pillage des richesses auquel se livre le capital.

Libertaire égalitaire une révolution reste à faire

Alternative libertaire, le 14 mars 2009

 
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