Edito : Riches un jour, riches toujours ?

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[*Ils sont vraiment très forts.*]

On vit décidément dans un monde où l’indécence et le cynisme des classes dominantes s’étale sans le moindre complexe… en réussissant qui plus est à se faire passer pour de la philanthropie de haut vol !

Les « hyper-riches » ont donc décidé de filer un coup de main à leurs copains présidents en réclamant d’être « taxés ». Des chefs d’Etats qui n’en demandaient pas tant pour endormir les colères populaires. Que Warren Buffet, l’homme qui en 2006 déclarait « Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner », soit le promoteur de cette fumeuse « idée » outre-Atlantique est pourtant suffisamment explicite. Ce gigantesque bluff, importé dans l’hexagone, cherche à faire croire qu’on demande aux « riches » les mêmes efforts qu’aux travailleurs et aux travailleuses pour supporter la dette immonde.

[*Escroquerie !*]

La fameuse « taxe » va rapporter 200 millions d’euros. Une broutille quand les « niches fiscales » rapportent au 1 % les plus riches 3 milliards par an, que les exonérations de charges sociales permettent aux patrons d’empocher 15 milliards par an. C’est de la poudre aux yeux pour maintenir leurs privilèges. L’austérité ce sont bien les salarié-e-s qui vont la supporter, pas les grands bourgeois !

Il n’y a pas « d’efforts partagés » à faire : il y a la guerre des classes… et il est temps que la nôtre s’y mette.

Alternative libertaire

septembre 2011

 
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