Ecologie

Centrale de Flamanville : A Caen, reprise de la lutte antinucléaire




Le 23 mars, à Caen, avait lieu une manifestation contre le lancement de la centrale de Flamanville prévu en 2024 – avec douze ans de retard. Une première mobilisation à laquelle les groupes normands de l’UCL ont participé dans un cortège libertaire.

C’est sur la côte ouest de la Manche, non loin de Cherbourg, qu’a débuté en 2007 le chantier d’un réacteur nucléaire de nouvelle génération, de type EPR, dans la centrale de Flamanville. Prévu pour une mise en service en 2012, puis 2017, puis 2020, c’est finalement, après douze ans de retard, de nombreuses péripéties et des milliards dépensés, en 2024 que le réacteur devrait être démarré. EDF ne semble pas vouloir reporter une fois de plus, malgré une récente suspicion de falsification commise par l’un de ses fournisseurs sur le chantier. Une nouvelle qui ne ravit pas les nombreux et nombreuses opposantes à ce projet qui militent depuis des années contre l’EPR et qui, pour certaines et certains, avaient lutté depuis les années 1960 contre l’usine de retraitement des déchets nucléaires de la Hague, située à seulement quelques kilomètres de là. C’est pour cette raison que, à l’initiative de la Coordination antinucléaire, une manifestation a été organisée à Caen le samedi 23 mars, à laquelle l’UCL Caen a pris part.

À 14h devant les locaux de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), organisme qui devra décider du démarrage ou non du réacteur, se sont retrouvées environ 700 manifestantes, arborant les drapeaux bariolés de nombreuses associations et organisations politiques, accompagné du traditionnel cortège autonome se contentant du noir. De notre côté, c’est un petit cortège libertaire, rouge et noir, que nous avons formé avec les camarades de l’UCL Rouen et le groupe de Rennes de la Fédération Anarchiste (FA).

Une mobilisation restreinte au milieu militant ?

C’est une manifestation silencieuse qui s’est élancée en direction de la préfecture du Calvados sous les trombes de la pluie normande et c’est sous la grêle qu’elle s’est en grande partie dispersée après une prise de parole des organisations et élus présents aux abords du château de Caen.

Bien que la météo n’ait pas été favorable aux écologistes ce samedi, on peut quand même regretter que la manifestation n’ait pas rassemblé au-delà des cercles militants. La question du nucléaire est liée à la question d’un projet de société. Les nombreuses irrégularités, fraudes et incidents qui ont accompagné la construction de l’EPR sont symptomatiques de la fuite en avant productiviste dans laquelle se lance le capitalisme face au changement climatique.

On peut ainsi espérer que cette mobilisation ne soit que le début d’une relance de la lutte contre le nucléaire dans la région, plus que jamais nécessaire face aux projets du gouvernement.

Pierre (UCL Caen)

 
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