Communiqué UCL

La Poste en appelle au service public pour mettre en danger la santé de ses personnels

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Depuis mardi midi, le pays est en confinement total. Cette mesure consiste à préserver les intérêts de la bourgeoisie plutôt qu’à protéger la population quand on continue d’envoyer les salarié·e·s au boulot sans penser qu’ils et elles vont, surtout à la Poste, côtoyer soit d’autres personnes soit des collègues de travail.

Face à cela, un nombre de postier·e·s de plus en plus important on fait valoir leur droit de retrait. Plus de 120 sites (et ce chiffre grandit de jour en jour) ont donc fait valoir ce droit face à des patrons qui font preuve d’un mépris total pour le droit des postier·e·s.

Droit de retrait contesté

Ce droit de retrait est contesté par les directions menaçant les personnels de supprimer le salaire de la journée, même si pour l’instant rien n’a été prélevé. L’heure est à la répression dans l’entreprise. Une vraie répression quand il s’agit de menacer un directeur de site de faute grave quand il veut protéger ses agent·e·s. Répression, quand il s’agit d’interdire aux représentant·e·s du personnel de rendre visite et d’épauler les postier·e·s dans cette période difficile.

Fautes de l’entreprise

Bouteilles d’eau remplies de savon, intérimaires et sous-traitants non équipés de gel hydroalcoolique, sous-traitants venant travailler quand le/la conjoint·e est contaminée, la liste est longue des errements et des fautes de l’entreprise.

Une "continuité du service public" bien pratique

La Poste face à cela n’a qu’un discours : application de ce qui est préconisé par les autorités sanitaires et continuité du service public. Sauf que, quand on creuse un peu, on en est vraiment loin. Il s’agit avant tout d’envoyer les « soldat·e·s » postiers au front.

Le service public pour La Poste consiste plutôt à savoir comment sauver les profits de l’entreprise ou cyniquement à exploiter la situation. D’un côté, certain·e·s se réjouissent de l’explosion probable des colis, n’ayant rien à envier à Amazon dont les salarié·e·s ont aussi fait valoir leur droit de retrait, de l’autre il s’agit de continuer à prélever les frais bancaires ou de bloquer les cartes ou mettre en interdit bancaires ceux et celles qui se sont précipité·e·s pour faire des provisions.

La Poste ne doit pas décider

Le discours sur le rôle essentiel de La Poste dans cette crise est de la tartufferie, surtout quand on pense que l’entreprise a été privatisée ! Le personnel est mis en danger et le service public n’est qu’un prétexte de plus. Dans un contexte où la vie des postier·e·s est menacé la seule solution : droit de retrait.

Oui à un service public postal, mais ce n’est pas La Poste qui doit le décider, mais bien les postier·e·s et la population.

Union communiste libertaire, le 20 mars 2020


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