Communiqué UCL

Quel anticapitalisme pour l’écologie ?

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Le capitalisme c’est quoi ? C’est le système économique et social dans lequel on vit, où une minorité de personnes possède l’essentiel des richesses et a le pouvoir d’exploiter les autres. Cette minorité doit pour rester en position de force accroître son capital en exploitant toujours plus les ressources naturelles et les travailleuses et travailleurs. L’économie capitaliste, par le pillage sans fin qu’elle organise, est un danger mortel pour la planète. Personne ne peut plus en douter aujourd’hui, hormis ceux qui profitent de ce système, actionnaires et rentiers en première ligne. Si la lutte contre le capitalisme ne date pas d’hier, il va pourtant falloir s’y atteler sérieusement. Car nous n’accepterons pas de voir notre avenir sacrifié sur l’autel de la croissance et des profits.

Un anticapitalisme de lutte

La concurrence généralisée dans l’ère capitaliste a des conséquences écologiques lourdes : surexploitation des ressources, dérèglement climatique, pollution, etc. Le lien entre la lutte contre ce système et celle pour un avenir écologique est donc clair.

C’est pourquoi nous ne pourrons pas nous contenter de demander gentiment aux capitalistes d’arrêter la destruction de la planète. Nous devrons leur imposer, par des luttes anticapitalistes massives et populaires.

Un anticapitalisme structuré

Pour faire tomber un système aussi puissant que le capitalisme, il faudra que notre camp s’organise le plus efficacement possible. Très concrètement, il nous faut rejoindre les collectifs qui luttent déjà pour se constituer en contre-pouvoirs : syndicats, mouvements de la jeunesse, mouvements féministes, antiracistes, etc., pour défendre une écologie populaire. S’ils n’existent pas, créons-les ! Dans ces collectifs, nous pourrons nous investir en fonction de notre temps et de nos ressources pour informer, rassembler, et organiser des grèves et des blocages économiques (routes, sites industriels polluants) selon les situations locales, en convergence avec les organisations syndicales de travailleurs et travailleuses.

À un échelon supérieur, l’action des différents collectifs devrait être coordonnée pour être efficace : frapper ensemble pour frapper fort. Et puisque que ce n’est pas seulement en France que le capitalisme doit disparaître, notre lutte doit être internationale.

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Un anticapitalisme libertaire

Pour nous libertaires, les luttes doivent être autogérées : ce sont celles et ceux qui luttent et qui font grève qui doivent décider ensemble quand et comment agir, et ne jamais se résoudre à laisser une poignée de gens diriger les luttes. C’est en général comme ça qu’on fonce droit dans le mur.

Enfin, notre but est de vivre dans une société écologique et débarrassée des injustices. Elle ne pourrait être que démocratique : les objectifs de l’économie (qui produit quoi quand et comment ?) seraient décidés par les citoyens, et non pas par d’obscurs entrepreneurs ou par l’État. Être libertaire (ou anarchiste), c’est considérer que chacun·e a la capacité de participer aux décisions et de travailler à l’intérêt général. Que chacun·e peut lutter pour construire ce projet de société, débarrassé du diktat des entreprises privées capitalistes et de l’exploitation qui va avec.

Union communiste libertaire, le 3 juillet 2021

 
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